Cher petit papa Noêl,
Je
te refais une lettre cette année encore. Mais celle de
l'année dernière est encore d'actualité.
Tu n'as rien fait, ou presque de ce que je t'avais demandé.
Pourtant,
il y en a eu des occasions de "changements".
Des
exemples pris chez nos dirigeants; enfin ceux qui devraient. Ils disent toujours la même
chose, pour chaque sujet, qu'ils soient dans la majorité, celle qui distribue la monnaie
de la bourse, ou dans l'opposition, celle qui voudrait recevoir les distributions; c'est
à dire distribuer elle-même. C'est ce qu'ils appellent l'idéologie, le projet de
société et le bonheur du peuple.
La
conjoncture ... actuelle, bien sûr, est en crise. Alors que celle d'hier était une
embellie.
La crise est en pleine expansion,avec une belle productivité
La production ne produit plus
L'Etat, et son pléonasme, l'Administration, administre l'ingérance et l'ingérable
La politique dépasse la fiction
Et les décisions "politiques" l'affliction
Chacun dit qu'il y en a assez, tout en clamant qu'il n'y en a plus
L'exportation est devenue "mondiale", alors qu'avant elle devait être autre
chose. Après avoir fait le tour des déficits, elle les globalise durablement à la
maison, plus souvent et plus vite.
Les charges sonnent la charge et viennent à être plus élevées que les salaires : au
plus il y en a, au plus il en manque, au plus on les augmente pour les baisser, et au plus
il y a de "trous".
Pour travailler moins, on travaille plus, et plus longtemps.
Les politico-administrativo-professoro-journalo créent l'événement par la création des
autres.
Les démagos tiennent le haut du pavé et le bas du fossé.
Actifs, ils appellent du profond de leurs fauteuils, à de "nouveaux projets
innovants" pour l'avenir radieux de paiement de leurs passifs.
Chacun recherche un créneau dans lequel il fera son trou.
Mais il y a toujours quelqu'un, soit dans le créneau, soit dans le trou.
On nous dit de nous adapter sans dire à qui, à quoi ?
Les caprices prennent le pas sur la réflexion,
On renfloue toutes sortes de trous, des vrais et des faux, toujours par milliards. Avec
l'euro, d'un coup d'un seul, on les a multiplié par six. Une chose change : avant
c'était tous les 10 ans, puis c'est passé à 5 ans. Aujourd'hui on en est à tous les 2
ans.
Pour réguler, contrôler, canaliser, on crée plus de textes de lois que l'on ne peut en
lire.
Et tout le monde le dénonce, par des notes, des rapports, des circulaires, des décrets.
Nous avons enfin l'Europe, la terre financeuse promise, où l'on vient du monde entier, et
quand la nouvelle sera connue, ils viendront même d'ailleurs, pour avoir du travail
puisque l'on a besoin d'immigration grâce à l'absence de quelques dizaines de millions
de chômeurs plus les quelques dizaines de millions de joyeux "en dessous du seuil de
pauvreté"; tous ces fainéants qui ne veulent pas travailler et qui obligent à
encourager l'immigration;
Ils font la queue pour avoir des bourses, des aides, des subventions, très
éventuellement des prêts, et à la grande rigueur des crédits avec garanties et
cautions d'état.
Et 15 pays arrivent avec leurs quelques dizaines de millions de privilégiés. L'avenir
est droit devant. Pas besoin de boussole, les troupeaux foncent.
Mais, tout de même, des choses se font, enfin, vont se faire.
Il va y avoir des sous pour les retraites. Enfin. Il était urgent de prévoir des
solutions pour dans 25 ans, alors que l'on a découvert ceux d'il y a 50 ans du jour au
lendemain. D'un seul coup les visionnaires font un écart de 75 ans de visibilité. Des
génies.
Tout ça avec la dixième semaine de congés. Pourquoi pas puisque certains sont depuis
longtemps à 15, voire plus. Hors semaines conventionnelles de grèves et de maladies
La retraite sera de 40 ans. Pas A 40 ans, DE 40 ans. Entre 20 et 60. Après, il faudra
travailler jusqu'à une date indéterminée. Enfin si l'on peut, parce que à partir de 40
ans, tout est fait pour t'expédier chez les "profiteurs" des ASSEDIC, minima
sociaux et autres RMI.
Le grand plan sauveur de tout arrive. Comme depuis 30 ans. Il va tout faire du sol au
plafond.
On va diminuer les charges, les impôts, la charges sociale et fiscale.
On va baisser les taux, et changer les bases
On va supprimer une taxe, et faire une taxe parafiscale.
Et on viendra nous dire, que les hausses sont à la baisse, les baisses sont toutes en
hausse, en cours de stabilisation. Ce qui est bon pour tous, et mauvais pour personne.
On va décentraliser la centralisation. Pas compliqué.
On va faire en sorte que la politique ne prime pas sur l'économique. Et inversement.
Et puis, surtout et sur tout, on va faire dans la morale et la transparence. A marche
forcée. Tous ceux qui ne trichent pas ou recherchent le contraire, sorte d'imbéciles
délinquants malheureux culpabilisateurs des autres, seront mis au pas par des accusations
gratuites venant des assermentés chargés d'appliquer la règle morale collective.
On va nous "expliquer pour mieux nous faire comprendre et partager" que
:
Le chocolat avec 40% de graisses animales ou végétales, c'est du chocolat à 100%
Les sardines c'est aussi du maquereau et des anchois
Les produits avec 0% d'OGM, sans OGM, c'est quand ils ont moins de 1% d'OGM: et ils
fourniront la balance pour mesurer les 1%. Et on donnera une grosse gronderie aux
tricheurs/voyous/empoisonneurs/assassins.Comme on a fait avec les anglais quand ils ont
continué à empoissonner l'Europe quand chez eux ils interdisaient la vente des vaches
folles.
Pour rentrer dans l'Europe, dans le "club" il faut, non plus payer pour
"faire des efforts", mais être payé pour faire des efforts. Et par milliards
d'Euros. Evidemment cela évite les détournements des maffias. Avec ça ils auront de
meilleure chance de concurrencer les payeurs, de façon à améliorer leur taux de
chômage.
Et même cela leur permettra de financer la mise au point d'avions américains, toujours
à coups de milliards d'Euros. Comme aujourd'hui. Plutôt que le faire en Europe, où il y
a trop de tout. Après, ils demanderont des subventions pour les acheter. Ha bé on n'a
rien sans rien.
Subventionner quand il pleut, quand il ne pleut pas, quand il y a "trop" de
production, et quand il n'y en a pas assez, quand le cours baisse ou quand il monte. Avec
des plans pluri-annuels, histoire que les subventionnés puissent s'organiser pour être
subventionnables, que sinon ils montent en tracteurs à Bruxelles au Grand salon des
grèves et manifestions et repères des décideurs intelligents.
En gros, on va nous "expliquer pour mieux nous faire comprendre et partager" que
:
L'argent cède le pas au fric
L'économique le gagne
Le politique le fait
Les banques/assurances l'encaissent en circuit court.
Les chômeurs sont en congés
Le congé est à crédit
Le crédit est à long terme
Et le long terme est devenu immédiat invisible.
Quant à l'immédiat, il fait déjà parti du lointain passé.
Enfin
bon, je suppose que tu sais tout ça, et depuis longtemps. Et que si tu t'occupes des
enfants, c'est parce que tu as compris que lorsqu'ils deviennent adultes, ils régressent.
Alllezzzz
zouuuu ..... Bon Noêl, heureuse, bonne et joyeuse année ...

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