Les Actus + ou - Politiques
L'euro Manageap
Chômage, pénurie, sur abondance et sur effectif
Sommaire
Encore un sujet serpent de mer.
Régulièrement le sujet est repris par les médias : des "entreprises" n'arrivent pas à trouver du personnel qualifié.
Et l'on a arrive à dire qu'il faut ouvrir les frontières : ll parait que "ailleurs" la main d'oeuvre est "qualifiée".
Et ce sont les mêmes qui viennent se plaindre du laxisme, de l'insécurité, de l'envahissement etc ...

Et dire que la plupart des entreprises seraient prêtes à accepter des contraintes, si elles avaient le sentiment que les mesures ont un début d'efficacité

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Mode d'emploi à la mode pour la recherche d'emploi...à la mode aussi.
La télévision innove. Elle nous a habitué au plus de tout ... Et ce n'est pas encore fini. Par exemple avec le cynisme et les déballages impudiques en direct au sujet de Canal +.
Mais ce n'est pas le sujet, d'autant plus que la 'bulle des abonnements' va bientôt se réduire en masse.
Dans le domaine du plus sale que c.., les gentils présentateurs, journalistes, 'artistes' et producteurs à la fois, de l'audimat alimentaire ont créé un 'nouveau concept' : mettre les ressources humaines à la télé. C'est le nom de l'émission : recursos humanos, (ça se passe en argentine sur Canal 13 ! une filiale ?!), avec un présentateur compétent, beau et propre comme pour la télé.
Et là idée géniale : on pose des questions à quelques candidats concurrents, et le vainqueur gagne ... un emploi. Interrogé, le présentateur dit que l'emploi est un droit pour tous et qu'il faut se battre pour que chacun ait un travail etc. ... toute la litanie de la bien pensance dans ce domaine.
Du coup, je me suis mis à réfléchir à un concept bien plus 'économique' et j'ai trouvé ... avis aux amateurs, producteurs, je le vends .... : une loterie 'emplois', avec un salaire et une durée proportionnels au nombre de numéros.
Et s'il venait à y avoir une embellie sur le marché du travail, on pourrait faire des tirages toutes les heures.
latele.com  lanacion.com
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Chômage et statistiques
Essayez donc de connaître le nombre de demandeurs d'emploi ... On s'est livré à une véritable torture pour définir des catégories, avec pour seul but : diminuer le nombre. Ca diminue en effet. Une ou 2 fois. On crie victoire. Et ça repart à la hausse. En attendant de rechercher encore de nouvelles catégories.
Nota : à l'attention des 'qui vont à la gamelle' : un chômeur est un homme, ou une femme, normalement constitué d'une tête bras et autres accessoires, qui dort, boit, mange, fait ses ablutions, et qui n'a pas ce qu'il faut pour avoir un bulletin de salaire avec le chèque ou le virement qui va avec ..; après avoir passé un temps à apporter une valeur ajoutée, la plus modeste soit-elle, à quelques organisations personnelles ou morales.
Et non pas des 'clients', comme on dit à l'ANPE, aux Assedic et ailleurs dans les salons ministériels ou de la comtesse -quand ils sont différents- , que l'on s'empresse de sortir des statistiques au motif qu'ils n'ont pas cravate à leurs pieds.
Si certains ne comprennent pas, une illustration peut leur être envoyé; en attendant qu'ils se regardent un jour dans leur miroir. Bien qu'en général ceux-là sont à l'abri des joyeusetés de ces 'fonctions'.
Désormais il ne faut plus dire 'le' chômage, mais 'les' chômages.
Mais on dira encore 'les' chômeurs.
http://www.upmf-grenoble.fr/ourip/equipe/comteFr.html

Unistatis

Cours

Main d'oeuvre:  chômage et pénurie
La diminution du chômage, ou la diminution de l'augmentation du chômage, ou encore : l'augmentation de la diminution
Ca fait des lustres que chacun recherche une dialectique bien sentie pour exprimer l'impuissance à faire les réformes de fond qui mettraient fin aux politiques de désespérés. Qu'ils sachent que même le petit peuple ne croit plus à cette dialectique éculée.
Bien sûr, tout est bon à prendre, mais tout de même :
  - combien de CDD, avec ou sans travail au noir de complément.
  - combien de travail clandestin
  - combien d'Emplois jeunes, de CES, de CEC
  - combien d'emplois temporaires
  - combien de RMIstes
  - combien de temps partiel (même pas le SMIC en montant mensuel)
  - combien de non titulaires
  - combien de hors statistiques
  - combien de pré retraite - fausses et vraies-
  - combien d'effacés en toute hâte, et réinscrits sans "ancienneté.
  - combien d'agriculteurs en dessous du seuil de pauvreté (à qui, avec la "crise" de la viande, on va saisir les terres ...!!?? dans l'indifférence générale)
  - combien de "créateurs" d'entreprises, qui en viennent en dessous du seuil du SMIC. Il faut dire aussi, qu'on leur explique, quand ils sont au RMI, que "la" solution c'est de créer une entreprise, et qu'ils ont "droit à l'initiative économique", et même que des experts-stagiaires ultra compétents et expérimentés viendront les accompagner pour la création, la construction de leur "business plan" .... pour qu'il commencent par s'endetter auprès des banques qui seront garanties en partie grâce à l'initiative citoyenne. Et l'initiative citoyenne communiquera, comme d'habitude dans le secteur social, en prenant soin d'oublier les échecs qui sont de la faute à Voltaire.
Pour les dépôts de bilan, il n'y a pas grand monde pour "accompagner". Il faudra attendre que ça soit aussi subventionné pour que les mêmes s'y engouffrent. Une sorte de droit au dépôt de bilan citoyen. Il faut dire que c'est pas "in", ni positif, le dépôt de bilan.
  - (quelqu'un aurait-il des chiffres sur le nombre de redoublants dans les facs, universités et autres  ??).
  - quant à l'emploi des jeunes diplômés !!!... avec les mieux lotis, comme les internes, les chercheurs, les doctorants smicards....
  - et les non diplômés, les apprentis, contrat en alternance, qui font les beaux jours de quantités d'écoles formatrices à tout prendre et de nombreux employeurs en mal de main d'oeuvre gratuite. Le tout en marche ou crève, car ça se dit. Le gentil doit supporter, sinon, plus de travail, plus d'école, plus de contrat et donc plus de perspective. Et après ça, on ose 'faire dans l'orfèvrerie' quand il s'agit de discuter des textes de lois !!!
  - les intérimaires dont on nous dit qu'ils sont tous volontaires, que c'est un "nouveau mode de travail", que c'est 'le' moyen d'insertion (là ou il s'agit, au mieux,  de rallonger la période d'essai).
  - et  les joyeux travailleurs en dessous du seuil de pauvreté, qui une fois déduites les dépenses pour bosser, restent avec des dettes à la fin du mois, où autre titre, 'paye pou travailler'.
  -  et sans oublier les non inscrits, auxquels il faut rajouter les "désinscrits'.

Au total, le nombre de personnes en recherche d'un emploi "stable" doit être de plus du double de celui qui est 'officiel' et qui ne prend en compte que les Catégorie 1  (immédiatement disponibles emploi CDI et
Catégorie 6  immédiatement disponibles emploi CDI ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois précédent).
Cette manie, même officielle, de pousser la poussière sous les tapis, fait aussi parti du "manque de confiance".

Ca ne serait pas une bombe à retardement le plein emploi ?!! Combien va-t-il coûter ?
Et à mon humble avis, il ne faut pas trop compter sur les E-emplois. J'ai comme l'impression que ca va commencer à dégraisser dans pas longtemps. (MaJ : c'est fait ... et c'est pas fini... on commence à peine...)
Si cet auto satisfecit continue, on va voir des "je passe à la télé" qui vont venir nous dire que l'on a atteint le niveau "structurel du chômage".

La pénurie de Main d'oeuvre
On a tellement résolu le problème du chômage que d'autres lumières "je passe-à-la-télé" viennent réclamer l'ouverture à l'immigration pour résoudre le "grave" problème des entreprises qui ne trouvent pas de main d'oeuvre. Tout ça sans rire.
Et à chaque fois que ce sujet est abordé, l'on voit arriver les secteurs en mal de main d'oeuvre, en l'occurrence le secteur des transports et du BTP. Ils veulent peut-être que certains fassent des descentes sur les travaux "d'accompagnement" des travaux publics, juste pour voir le statut des intérimaires chef de chantier/artisan, et celui de leurs "employés". Ou que l'on s'assure du statut des 'livreurs locaux' et celui de leurs employés manutentionnaires. Tout ça aux couleurs maison.

Et bien évidemment, ils se plaignent de ne pas "trouver" de main d'oeuvre qualifiée. Comme si la population des chômeurs était fautive de ne pas être qualifiée suivant la demande hypothétique, conjoncturelle et sans saison ni délai de ces Messieurs, au point que leurs représentants réclament avec leur "pacte social" à ce que ces chômeurs incompétents subissent des mesures de rétorsion.

On a même entendu un sénateur venir rapporter qu'il disait à de nouveaux chômeurs que rester 10 ans dans une entreprise, c'est dangereux. C'est la rigidité, contraire à la souplesse des temps nouveaux. Et qu'il ne fallait pas qu'ils (les chômeurs) s'étonnent de se voir maintenant dans cette situation. Et lui aussi sans rire.
Je me demande si ce Sénateur, fort de sa souplesse, acceptera de devenir garçon boucher lorsque son mandat sera terminé ?!! Un petit stage préalable lui ferait le plus grand bien.
C'est sur qu'il est plus agréable de rester sénateur 20 ans, et jusqu'à pas (plus) d'âge. Et être mobile, frais payé entre la campagne et les siéges feutrés du Sénat, et du restaurant d'à coté.

A regarder de plus prés -à peine-, les transport et le BTP font partie de ces secteurs qui sont à la pointe de la précarité, de la recherche systématique de la "souplesse", de la volonté de déqualification par la spécialisation, et de la sous traitance à outrance. Et cela depuis des décennies. On a appris ça depuis les glorieuses années 70 au cours desquelles 2 grands gourous de la construction avaient convaincu tout un chacun des joyeusetés de l'industrialisation du BTP. "Comme au Japon" disaient-ils en coeur.
En réalité, le manque de main d'oeuvre est uniquement conjoncturel pour le BTP, lié à la tempête de fin 99 et géographiquement limité aux département du nord de la Loire. Les entreprises ont pris tous les marchés, et depuis des mois elles sont dans l'incapacité de faire face à leurs engagements. On prend et on verra après.
Du coup, c'est la faute au manque de main d'oeuvre. Je prends les paris que les sinistres ne vont pas tarder à arriver, car un grand nombre de travaux doivent se faire à la 6-4-2, à l'image des opportunistes "pas chers". Que l'on se rassure, comme à l'ordinaire ce sera la collectivité qui les paiera.
Quand on pense que la plupart ne sont même pas capables de former les jeunes en contrat de qualification -et bien souvent dans la crainte de les voir venir en concurrence sur la ville ou le village- !!
On passe son temps à déqualifier la main d'oeuvre, et l'on vient se plaindre du "manque de main d'oeuvre qualifiée", tout en se désintéressant des CFA, ne recrutant pas à la sortie au prétexte de l'inadéquation entre le diplôme et la "réelle" qualification : "ils ne savent rien faire". Et cela parce que la 'convention' oblige à recruter les joyeux diplômés à un niveau de qualification pas adapté. Et personne ne fait rien ?!.
Sans parler des Entreprises d'insertion du BTP, (en général des travaux d'intérieur parce que pour les dirigeants des ces entreprises, être peintre c'est avoir un pinceau et une échelle : c'est dire le niveau d'encadrement sur place. Pour info : l'AFNOR propose un classeur de 382 pages concernant les normes :les DTU (documents techniques unifiées rien que pour les travaux de revêtements intérieurs) infichues de donner la moindre qualification après 2 ans de travail. Une performance qui n'est pas gratuite.

Quant au secteur des transports, leur "manque" de main d'oeuvre est tellement risible qu'il est ridicule de ne pas voir là, leur souci de tenter de remettre à l'ordre du jour un peu de recours à des travailleurs hors statuts.

Alors, pour éviter ces "crieurs au loup", il faudrait peut-être instaurer un système pour que leurs plaintes soient suivies d'un engagement sur au moins 5 années d'emplois stables pour tous les nouveaux recrutés, et avec des garanties.
Parce que venir faire pleurer les caméras pour des emplois de quelques mois serait -pour le moins- indécent.
Et je n'aborde pas les problèmes de salaires, et de prix de ventes.
Par exemple, est-ce que les salaires des ouvriers (qualifiés, spécialisés ou pas) ont suivis les prix pratiqués "grâce" au marché de la misère créée par le tempête ?.
A les écouter on deviendrait marxistes extrémistes.
Au fait, savent-il qu'il existe des ingénieurs BTP, et autres -compris de grandes écoles- qui se retrouvent au SMIC, quand ce n'est pas au RMI, juste après avoir obtenu leurs diplômes ? Et les anciens ne font pas grand chose, même pour eux. Trop frileux de perdre leur chaise sans doute. C'est pas de la main d'oeuvre qualifiée ça ??
Je suis excessif. Car il est certain que ces "gens là" ne sont pas compétents, ou qu'ils ont des problèmes "autres" ou qu'ils ne veulent pas travailler.

Et malheureusement, je pense que ce problème d'inflation de diplômés va recommencer dans d'autres secteurs. Et on licenciera les 35 -45 ans. Dans pas longtemps... en disant que l'on veut 'protéger'. Un peu comme pour les plus de 50 ans. On alourdit les indemnités de licenciement (enfin on verse aux Assedic, pas aux intéressés). Résultat: les entreprises font des charrettes avant les 50 ans. Et ensuite va faire recruter par une entreprise un plus de 50 ans. Et le phénomène va encore s'alourdir... résultat : les familles vont se désintégrer... et on va s'étonner des "conséquences sociales". A croire que le caviar rend aveugle.

Il y a des prévisionnistes qui devraient payer les additions : je pense à tous ceux -nombreux- qui construisent, maintiennent et développent des cursus en sachant pertinemment que les sorties sont bouchées. Tout ça pour faire de beaux bâtiments -qui ne seront pas entretenus-  quelques postes de conférenciers, des subventions bien senties et des taxes professionnelles en augmentation (tout en disant que c'est un impôt qui tue l'emploi).
Un an plus tard : le PARE
Un 1/2 an plus tard :
A grand renfort de conflits, et on imagine la somme de compétences, de travaux, de consultations, etc. .. on a mis en place le "PARE" dont l'une des caractéristiques est de faire en sorte que le chômeur ne soit plus chômeur grâce à un parcours personnalisé et à la multiplication des offres d'emplois -tellement la demande des entreprises est forte-.
Un an plus tard, les journaux nous livrent tous les jours la liste des usines qui ferment, la liste des lignes TGV occupées par tout un chacun mécontent, dont notamment les futurs licenciés.
Il y aurait trop de main d'oeuvre qualifiée et spécialisée pour des marchés qui ne seraient plus ce qu'ils étaient il y a... moins de 2 ans. C'est à dire à très long terme d'alors.
Les zinzins en tête, avec juste derrière ceux qui ont prévu il y a 2 ans que le téléphone portable allait suivre une courbe exponentielle pendant .....  pendant combien de temps ??!!
D'ordinaire on dit que ce sont les économistes qui se trompent dans leurs prévisions. Désormais il faudra leur associer les manageurs. A moins que ces derniers aient suivis -pour une fois- les conseils des premiers.
Si c'est pour tout comme ça, on peut craindre que les prétextes de la "baisse de l'activité des USA" et la "mondialisation", ne suffisent plus à justifier les décisions. Il restera le 'manque de visibilité'.
Il n'est d'ailleurs pas sûr que ce soit à cause du téléphone portable: il me semble, de loin, que l'on a transformé les usines pour fabriquer des téléphones.
Et ce qui était fabriqué avant ??? où ca se fabrique aujourd'hui ?

Quant au PARE : il arrive peut être à contre temps, et même avec une campagne de pub, le risque de voir des chômeurs plaider contre ceux qui n'auront pas tenu leurs promesses, commence a poindre à l'horizon : une obligation a aussi sa contrepartie d'engagement, ... et l'horizon, de nos jours, ç'est de moins en moins loin. Même et surtout avec ou sans 'visibilité".
Plus d'un an plus tard. Janvier 2002 : Indemnités contre 'faute grave'
Une grande curiosité : il se dit, mais sans doute est-ce faux, que certaines entreprises 'négocient', non pas des indemnités de licenciements dit économiques, mais des indemnités de licenciement pour faute grave. Ceci n'est pas un gag, ni une rumeur.
Il y a comme cela des entreprises qui doivent avoir beaucoup de trésorerie, tant pour prendre en charge directement des indemnités incluant les Assedic, que pour provisionner les risques de dénonciations de ces conditions lorsqu'elles seront connues.
Serait-ce des PARISTES de la 1ère heure ?? Echangent-ils une économie contre une dépense ? Un aveu d'échec contre un oubli ? ...
Sur nombres, sous-nombres
Il y a à peine quelques années, on nous rebattait les oreilles avec la grande misère des médecins dont beaucoup n'arrivaient pas à faire le SMIC. Il y avait trop de Médecins.
En 1971, on a mis en oeuvre le numerus clausus; pour limiter le nombre des médecins, donc les protéger, donc améliorer leur ordinaire; et pour certains "quel" ordinaire.
Je ne m'étendrai pas là sur cette grande misère, qui devait être bien cachée, car je n'en ai jamais rencontré. (sauf dans certains services des Hôpitaux où les 'chefs' se servent bien d'une main d'oeuvre qualifiée et pas chère).
Aujourd'hui il manque des médecins. Et le temps de les former, 10 ans, ce sera trop tard.
Et pendant ce temps, on a assisté à des pratiques qui ont découragé un grand nombre de vocations, et ont même conduit à la mise en oeuvre des pistons pour respecter la vocation de filiation.
Imaginez le nombre de personnes qui ne se sont pas posées de questions depuis 30 ans ??
Et elles ne s'en sont pas plus posées pour les infirmières, que l'on fait venir d'ailleurs.

Dans une autre direction, et il y a encore moins de temps, il y avait trop de pilotes, qui eux étaient trop rémunérés. On a formé des pilotes, fiers de se retrouver dans "la" grande école", contrat de débouché en poche.
A peine fini leurs études, qu'on leur disait que "circulez", les avions n'ont pas besoin de pilotes. Et c'est passé comme une lettre à la poste.
Les syndicats eux-mêmes ne sont pas intervenus et ces quelques dizaines ou centaines de jeunes sont restés le bec dans l'eau.
Puis on a fait appel à des charters avec des pilotes étrangers, qui bien évidemment étaient bien moins payés, parce qu'il y avait pénurie de pilotes.

Dans une autre direction on a fait des ingénieurs en Informatique. Puis il y a eu trop d'informaticiens, et on les a licenciés parce qu'ils étaient trop payés. Vers les années 90.
Puis pénurie fin des années 90. On a pris les ingénieurs des autres circuits, comme ceux du BTP ou autres Arts et métiers, et on les a transformé (enfin ils l'ont fait eux-mêmes) en ingénieurs informatique. Parce que eux-aussi  on connu le bon temps du trop d'ingénieurs, qui les amenait au choix subtil du RMI ou de manœuvre sur les chantiers du BTP (c'est à peine exagéré). Pas assez mobiles, trop casaniers ou franco-français sans doute !!
Donc il manque des informaticiens, et voila les écoles qui proposent des ambitions de passage de 100 élèves à 1.000.
Les budgets -car tout le monde y croit- sont à peine en place que voila qu'on commence à préparer les vidages de trop plein, parce qu'il y a trop d'informaticiens. (mais pas de problèmes .... la PARE est arrivé, en se pressant).
Aujourd'hui on dit à ces centaines d'ingénieurs qu'il faut faire dans "l'entreprenariat" avec "innovation". Sinon, circulez, on ne produit plus en France.

Dans une autre direction, il fut un temps où il avait trop de vaches. On a donc donné des subventions, à tour de bras, pour les "quotas laitiers", sorte de "numerus clausus vache". Et la encore à grand renfort d'actualités. Chaque brave producteur laitier devait limiter sa production.
Et le trop produit ? A-t-on prévu de le jeter, de le donner là où certains font leurs choux ultra-gras avec leur lait concentré ? Non.
On a eu recours aux subventions pour les stocker. Dans quel but stocke-t-on des trop pleins, avec subventions, force mise à disposition de bâtiments, à quels coûts avec la congélation,  pour quels débouchés ??. Mystère.
Voire, pas pour tous.
En début des années 1990, on en est venu à une pénurie de lait. Dans la douceur et la discrétion.
Et qui s'est fait "les pies en Or"... : les joyeux stockeurs. Il était pas nombreux. Sacré visionnaire ! il fallait le voir ce marché là : prévoir la pénurie en pleine sur production !!! Ou alors il y a autre chose .... Comme disaient les professionnels de la profession à ce moment là, pour menacer en négociant leur part de gamelle : 'je me refuse à croire que cela a été organisé".
Je me demande si l'on n'a pas aussi donné des subventions pour que les producteurs augmentent leur production. Je crois que non, car ils ont réussi à se taire, compte tenu des cours qui ont montés. Comme les industriels du fromage....
Et quel est le mauvais esprit qui ira penser que l'on a organisé tout ça ??
Et comme dit le proverbe chinois : <<"On" a toujours un nom>>. Jusqu'à quand ces décisionnaires, avec leurs supports lobbyistes et leurs clients,   vont-ils rester "virtuels".
Il y a eu d'autres conséquences : avec les subventions, pour "soutenir les cours", garantir les revenus des producteurs etc ..., on a précipité les producteurs vers des coopératives. Que sont devenus ces coopératives monstrueuses -financièrement parlant- ?. Vers qui se sont-elles toutes levées pour "assurer" les débouchés ?
On pourrait définir ce type de management décisionnel par "A mauvais management, bonnes finances, donc bon management". !!

Que l'on se rassure, ailleurs aussi, il y a des flux et des reflux. En Espagne, à coup de subventions on a arraché, en masse, des oliviers, parce qu'il y avait trop d'olives. Et les plus intéressés ont donc arrachés. Et il faut combien de dizaines d'années avant qu'un olivier donne des fruits. Et combien d'oliviers centenaires a-t-on arrachés. Au nom de quoi ?
... du replantage massif d'aujourd'hui ??. Avec subventions de l'Europe ?? et primes à l'emploi, tout ça ??

Le Manageap

Tout est simple. Rien n'est facile.
La différence  ?.....le savoir