
| Combien coûte la mobilité |
35.000 Km à 2 F le km, ce qui ne correspond pas à la voiture qu'il
conduit dans le reportage (au moins 3,50 F le Km), ca nous fait 70.000 F pour se rendre au
travail. A ce tarif, il est sur, (il ne le dit pas), qu'il déduit fiscalement ces frais.
Il peut donc regarder tranquillement le paysage et "vivre à la campagne".
Mais le cas de ce retour aux sources réussi n'est sans doute pas majoritaire, car à
coups sûrs, il y a à la clé des "motivations" trébuchantes.
Il y a d'autres situations : travailler dans un magasin à 30 km du domicile, avec un
temps partiel bien "réfléchi", avec des horaires décalés, ce qui oblige a
rentrer entre midi et 15 heures, c'est à dire moins que le SMIG mensuel, ca donne :
 |
| Payer pour travailler |
120 km par jour à 2 F = dans les 5.000 F par mois.
Quant à déduire des impôts ??!! avec ce salaire !!
Hé oui, il y a des travailleurs qui feraient mieux d'être au chômage.
Le choix, sur les 3/4 du territoire, se limite à l'absence de choix.
C'est dans les faits, depuis 10 ans, et on commence à le découvrir aujourd'hui;
Enfin, les politiques de désespérés menées depuis 30 ans commencent à ne plus être
en mesure de cacher leurs vérités.
Et comme disent certains, il faudrait "choisir", encourager la mobilité, la
flexibilité etc...
Alors SVP, lorsque vous faites des reportages, ne vous focalisez pas seulement sur la jet
set écolo fonctionnaire (oui le joyeux interviewé était fonctionnaire .... ça n'est
pas de ma faute :-) ).
 |
| Sur les plans macro politiques, du management etc... |
il y a 26 456 813 actifs. (La précision à l'unité me surprend
toujours.)
Ce qui nous fait 15 875 000 personnes qui font prés de 60 km pour rien ... (pour rien ???
Faut voir). En admettant que seulement la moitié utilise une voiture (qui est dans la
majorité des cas le seul réel moyen de transport ), ça nous donne 476 250 000 de Km par
jour. (oui vous lisez bien ..)
Ne laissons pas dans un coin, l'autre moitié qui prend le bus, et qui fait entre 1h et
1h 30' de trajet pour faire les 30 km.
Et idem au retour, soit 3 heures de 'repos' en plus de celui du travail.
Et encore faut-il que les horaires des bus, qui n'ont pas la fréquence du métro, cadrent
avec les horaires d'arrivée et de départ. Sinon tu fais comme certains qui démarrent à
6 heures pour prendre le travail à 9 h.
Pour les "riches" en voiture : à raison de 2 F le km, essentiellement voiture,
assurance, essence, ca nous fait 952 500 000 de F PAR JOUR.
Soit sur 200 jours (en fait plus) 190 500 000 000 de F par an.
190 MdF. Un rien.
Presque autant que les 35 heures, l'ancien trou du Crédit Lyonnais, le nouveau trou de
Vivendi, et beaucoup plus que les économies d'impôts, ou encore le trou de la sécu dont
on nous parle pendant des mois, chaque jour lorsqu'il survient .....
 |
| Dépenses appauvrissantes et captation de "marchés" |
Il s'agit à la fois de dépenses appauvrissantes -le plus souvent
inutilement-, mais aussi une captation de "marchés".
Car ça nous donne, à raison de 25.000 Km par an, l'équivalent de 19.000 voitures (par
jour). Et si l'on admet une durée de vie/remplacement de 5 ans, ca nous fait prêt de 5.000
voitures/jour à remplacer pour cause de déplacements inutiles.
Pour faire dans le calcul des dépenses inutiles, sur le même sujet, il faudrait porter
l'analyse sur le temps, la durée, qui devrait prendre en compte le temps passés dans les
embouteillages, et qui bien évidemment aboutit dans les même caisses.
Alors faudra-t-il attendre encore longtemps, pour que le politique prime sur l'économique
?? Je fournis aussi la réponse : oui et si non, le résultat est le même.
mai 2001 :
Pourquoi ? parce que par les temps qui courent "l'économique" se résume à sa
plus simple expression, et certainement pas à l'économique "général". C'est
d'ailleurs l'une des raisons qui font que les mutations vont aussi lentement. Le progrès
(autre que les effets de manches liés au marketing) met des décennies à descendre par
cette seule limitation de "l'économique", qui est une captation avec des
intérêts en alliances objectives -qui font la composition des conseils
d'administration-.
D'où leur force, leur poids et puissance. Tout ça n'a rien de politique, mais pousse au
politique en contre réaction. C'est comme cela, que même confusément, le bon sens
populaire fait que tout un chacun se détourne du politique impuissant et à contre
courant, tout en faisant porter le regard vers la "mondialisation". Désormais,
"quand l'imbécile arnaqueur montrera la lune, le sage devra regarder le doigt ... et
l'autre main".
Tout change décidément :-) (mess perso : à l'attention de jmy s'il lit cette actu).
Pour affiner l'analyse, il faudrait aussi tenir compte des coûts induits, les
réparations des voitures qui lorsque l'on a pas les moyens coûte toujours plus chers
parce que pas neuves, les accidents de la route, et des "morts sur la
route" que des campagnes pas "gratuites", qui ne sont pas seulement en
faveur de la sécurité sociale mais aussi des compagnies d'assurances soucieuses
d'économie, viennent nous rappeler en vue de nous culpabiliser dans nos conduites
coupables.
Et comme ça ne suffit pas, on doit y rajouter le stress du gendarme et de ses radars
"plus sophistiqués', et celui avéré du moment de la contravention et du paiement
à effectuer, lorsque l'on a pas le moyen du quotidien. Mais pas de problème, le stress
se retrouve aussi "dans l'économique" des laboratoires, des médecins et des
pharmaciens. |
 |
| Les mobiles voudraient bien être statisques |
Il faudrait peut être comprendre que sur les quelques 14.000.000 de
Français, salariés, conducteurs concernés, quelques millions d'entre eux, se
passeraient bien volontiers de moment de loisirs maison-travail-maison.
Le plaisir de conduire, de regarder le paysage, après avoir fermé le magasin à 19 h, en
se disant qu'il reste encore de la route à faire, et pas toujours sous le soleil et avec
une voiture dernier cri, qu'il va falloir arriver "dans le temps" pour faire la
cuisine, dîner vers 21h, et ensuite commencer la 2éme journée de femme, n'est pas le
lot commun de ces quelques millions de personnes.
Quant au demandeur d'emploi, RMIste et autres favorisés, (comme on dit dans certaines
instances professionnelles), ils ont vraiment de la mauvaise volonté à ne pas faire 60
km tous les jours pour aller à l'agence ANPE et rechercher "effectivement" un
travail. !! Seulement voilà, il faudrait doubler, tripler le RMI pour satisfaire
uniquement les déplacements.
Si les politiques veulent des axes de "réflexions" pour savoir ce que les
Français "veulent au quotidien", et comprendre leurs "messages" de
votes ...., je n'ai pas d'autres conseils à leur donner que de s'asseoir et de regarder.
Sans attendre que des "enquêtes" ou sondages viennent leur montrer ce qui
existent depuis des décennies, qui était prévisible1. Mai 2001 :
La politique ça n'est pas un "métier", et pas seulement des revenus ....
A mélanger l'objet, les valeurs, les finalités et le fonctionnement, on finit par se
perdre et perdre les autres, tous les autres. Mais bon, ce que j'en dis, des lapalissades
dont on se rit d'un air entendu à la cantine de l'Assemblée ou au resto de rencontres
.....
 |
| Mais : Petit calcul politico-économique: |
60 kms par jour,
à raison de 6 l au 100 km.
Ca nous fait : 60 kms * 200 jours par an = 12 000 kms,
soit 720 l de la bonne essence à 7 F soit 5.040 F.
Un mois de SMIC. Mais au total c'est une cout de 24.000 F soit prêt de 4 mois de
SMIC. Et x mois de RMI, c'est tout bon les aides aux personnes.
Augmenter le SMIC de 4 %, c'est beaucoup par les temps qui courent.
Mais c'est loin de couvrir les surcouts, variations plus ou moins spéculatives, de
la pompe et autres dépenses inutiles.
D'ailleurs les argentiers sont à l'affût des augmentations du SMIC pour se précipiter
sur les compteurs d'augmentations.
On se demande d'ailleurs si la plus forte demande ne vient pas d'eux !!.
Et ça touche donc 14 millions de personnes. A bon entendeur ....
Par exemple, un programme qui ferait que la diminution de taxes devrait venir dans le
même temps que la diminution du prix. En annonçant le train de diminutions dans le même
temps.
Et pourquoi pas des avoirs. ?! |

| Récapitulatif des chiffres "marchés
des mobilités inutiles" |
| Rappel : ces chiffres sont 'à la
louche' |
|
pour 1 personne |
Total |
|
par jour |
moyenne par mois |
par an
sur 200 jours |
Par jour |
par an
sur 200 jours |
| Nombre d'actifs |
|
|
|
26.456.813 |
|
| Se déplacent en voiture |
|
|
|
60,00% |
|
| Total qui se déplacent |
|
|
|
15.874.088 |
|
| En voiture |
|
|
|
50,00% |
|
| Total |
1 |
|
|
7.937.044 |
|
| Total km parcourus |
60 kms /j |
60 kms /j |
60 kms /j |
60 kms /j |
60 kms /j |
| Total Km en voiture |
60 kms /j |
1.000 kms /mois |
12.000kms /an |
476.222.634 kms /j |
95.244.526.800 kms /an |
| Essence |
|
|
|
|
|
| moyenne au 100 km |
6 |
|
6 |
6 |
6 |
| Total essence en litres |
3 l |
50 l |
600 l |
28 573 358 l |
5.717.671.608 l |
| Prix de l'essence |
7 F |
|
7 F |
7 F |
7 F |
| Total montant essence |
25 F |
420 F |
5.040 F |
200.013.506 F |
40.002.701.256
40.002.MF
40 MdF |
| Part de l'Etat |
|
|
|
|
|
| Taxes |
env 70% |
|
|
|
28 MdF |
| Cout moyen |
|
|
|
|
|
| au km |
2 F |
|
2 F |
2 F |
2 F |
| Cout total |
120 F /jour |
2.000 F / mois |
24.000 F /an |
952.445.268 F |
190 489 053 600 F |
|
|
|
|
952 MF/ jour |
190 489 MF/ an |
|
|
|
|
presque 1 MdF / jour |
190 MdF /an |
|
|
|
|
|
|
| Assurances |
|
|
|
|
7.937.000 |
| coût moyen |
|
|
|
|
5.000 F |
| Total |
|
|
|
|
39.685.000.000 F |
|
|
|
|
|
39.685.MF |
|
|
|
|
|
40 MdF |
|
|
|
|
|
|
| Voiture |
|
|
|
|
|
| Durée de vie moyenne |
|
|
|
100.000 |
100.000 |
| Consammation équivalent voiture |
|
|
|
4.762 voitures /jour |
952.445 voitures/ an |
|
|
|
En 2001 : il s'est vendu 7 millions de
voitures, dont 2 millions de voitures neuves. |
| Coût moyen |
|
|
|
|
60.000 F |
|
|
|
|
|
57.146.700.000 F |
|
|
|
|
|
57.146.MF |
|
|
|
|
|
57 MdF |
| Part de l'Etat : uniquement TVA |
|
|
|
|
6 MdF |
|
Les déplacements inutiles coûtent au minimum 200
MdF aux intéressés, sur lesquels l'Etat reçoit prêt de 70 MdF. (vraisemblablement
beaucoup plus).
A cela il faut ajouter les coûts des accidents de trajets (la majeure partie des
accidents du travail et de la route, leurs conséquences sur les coûts des charges
sociales des entreprises ...) et les coûts induits (tels que transport d'essence : 28
millions de litres génèrent env 1.000 camions par jour pour les transporter). Et une
complexité considérable de travaux improductifs ... des milliers de déclarations
d'accidents quotidiennes.
Rajouter également les coûts relatifs au temps passés, par tous, dans les
embouteillages, et qui ne font qu'augmenter dans de très larges proportions les chiffres
des dépenses inutiles.
Des chiffres, il est possible de tirer des quantités de renseignements et d'orientation
d'actions : par exemple une action de fond, sur les déplacement inutiles , pour aller
travailler, pour accompagner les enfants aux collèges et lycées, reviendrait à
supprimer des millions de voitures. Et à réduire, parce que ça se passe aux mêmes
heures, des dizaines de millions d'heures perdus, chaque jour dans les embouteillages.
Comme les 35 heures, il s'agit là de temps de vie, d'organisation du temps de vie. Avec
des effets immédiats, et sans pour cela se sentir 'écologiste' au point de vouloir
supprimer les voitures ou de faire des péages pour accéder aux centre-ville.
Et si un jour, on décidait enfin de faire des transports publics urbain, inter-urbain
gratuits .... (sans pour autant transformer les agents en fonctionnaires ...). Comme le
jour où l'on confiera aux communes d'arrondissement le soin d'organiser des transports
transversaux (sans être 'obligé' de passer par le centre ville ....). Comme enfin
d'organiser les plans de circulation dans des délais qui ne les rendent pas obsolètes à
peine inaugurés..
 |
| Une histoire complémentaire "zéro tracas, que du bla
bla" |
Le joyeux mobile campagnard payé au SMIC, qui paye pour aller
travailler, alimentant sans le savoir l'économie du pétrole, de la voiture et l'état,
roulant avec une voiture ancienne mais suffisamment en état pour lui permettre d'avoir
une activité indispensable, a un accident.
La voiture en état d'épave aprés avoir été heurtée par un chauffard sous anti
dépresseur et ivre, RMIste de longue durée, sans formation ni qualification, sans emploi
etc .... encore un fainéant qui n'a pas les moyens de payer pour aller au boulot et même
pour aller en chercher. Espérons que les bien-pensants, parisianistes donneurs de leçons, n'oublierons pas, avec le RMA (revenu minimum d'activité) de prévoir les frais de déplacements. Sans voiture plus de possibilité d'aller au travail.
L'assurance, une mutuelle du pays où l'on fabrique les rillettes. Pignon sur rue, tout
ça. Celle qui fait des campagne de pub, pour expliquer qu'elle a "zéro
tracas".
La situation est expliquée; il est demandé à ce que, avec la clause de défense
recours, il soit entrepris une action à l'encontre de la compagnie adverse pour faire
valoir les droits. Notamment pour la "vétusté" du véhicule. C'est bien
d'être remboursé avec le calcul de la vétusté. Mais ça ne remet pas à la situation
initiale. Loin de là.
Réponse de l'assureur : "ce n'est pas fait pour ça...."
Quelques stupéfactions plus loin, l'assuré dit qu'il sera alors dans l'obligation de
prendre un avocat, alors qu'il est assuré pour cela, et de faire lui-même une procédure
en se retournant aussi contre son propre assureur. Avec de nouvelles dépenses.
Pas démonté l'assureur répond que "attention cela sera une procédure abusive".
Ils savent choisir qui ils payent et qui ils ne payent pas ces assureurs. Ils sont forts.
Alors pourquoi le refus de l'assurance ?
Imaginez que dans le même temps, il y ait eu un accident ailleurs avec les mêmes
compagnies d'assurances. Mais que la responsabilité soit inverse. Il ne resterait en
piste que les assureurs avec des grandes batailles entre 2 procédures à peu prêt
identiques.
Du coup, intérêt bien senti des assureurs : on ne paye personne et on se fait pas de
procédure entre nous.
Et le tour est joué.
Les cochons d'accidentés payeurs deviennent les cochons spoliés. Plus question de client, de
victime, d'adhérent, de Mutualiste. Mais les finances sont sauves.
Et je ne parle pas ici de la difficulté de trouver un avocat qui fera ce qu'il faut
faire quant il faut le faire: un assuré client ne vaut pas l'éventuel client assureur.
Parce que les avocats, surtout dans des coins reculés où ils sont déja les joyeux
correspondants des avocats en titre, ne sont pas (tous et toujours) eux-aussi, d'une
grande neutralité. J'ai failli dire probité.
Alors comment faut-il s'y prendre :
hé bien en commençant comme ici : on ne cite pas la compagnie; histoire de ne pas ternir
son image et ses dépenses de publicité pour montrer tout son "CRM", le grand
cas qu'elle fait de ses clients et tous les avantages qu'elle leur offre. On parle juste
de la Mutuelle des rillettes. Aprés on passera au dessus. Histoire que leurs assurés
commencent à se méfier de ces marchands du temple. Sans scrupule ni honte, y compris les
personnels, syndiqués ou pas : tous arnaqueurs. Car ce n'est pas le Président/Directeur
de la Mutuelle qui a proféré le "débrouille toi seul, les gentils on s'en fout,
tais-toi, y'a rien à voir , sinon en plus tu vas avoir à faire à nous". C'est une
employée d'un coin perdu qui a du recevoir une formation pour "bien servir les
clients". Avec un interressement/participation bien évidemment. C'est sans doute
elle qui assure l'aide "psychologique".
Ceci dans un 1er temps. Aprés il faut aller crescendo dans la diffusion.
Il y a une autre façon : mais il faut commencer tôt, jeune. Cette année, les fils et
filles de... ont fait une université d'été des "jeunes mutualistes". Prenons
les paris que c'est inclu dans le salaire du 'job d'été' méritant. Merci papa merci
maman. On les retrouvera dans quelques temps dans les conseils d'administration ou dans
les organismes. Et on les prépare aussi dans différentes directions... Ceux là n'auront
pas de problémes avec "leur assureur", pas d'inquiétude.... Et le jour où un
curieux regardera un peu, il pourra y avoir quelques surprises qui mériteront de faire la
une des journaux ....voir Pariez que ce sont les mêmes qui se transforment en donneurs de leçon en toutes occasions. |
|