| La Sécurité sociale |
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| Marketing MEDEFisant |
Intox, sur intox et jamais de der ...
A cause du "prélèvement" sur les "excédents" de la sécurité
sociale pour financer le grand plan des 35 heures, le MEDEF menace de quitter le Conseil
d'Administration.
En vérité le serpent de mer de l'appartenance à ces Conseils d'Administration bidons
(qui sont nombreux) date depuis 30 ans, de 30 ans.
A quoi sert-il de siéger au Conseil d'administration de la sécurité sociale. A
quoi sert ce Conseil d'Administration ?
Et régulièrement, les organisations locales déterminent que ca ne sert à rien.
A l'URSSAF, ca sert un peu, histoire de favoriser tel dossier ou de défavoriser tel
autre. A part ça, le reste se passe ailleurs. Donc même problème d'appartenance au
Conseil d'Administration.
Pour les syndicats dits "ouvriers", c'est autre chose, car il y a quelques
indemnités à glaner, des places à prendre et à occuper, des subventions, aides et
supports à promouvoir, avec les quelques avantages qui les accompagnent.
Pour d'autres, nombreux, il s'agit de veiller au grain des avantages 'acquis', et pour
d'autres encore aux modalités non pas de complément de financement, mais d'existence.
Et les gestionnaires doivent 'naviguer' entre toutes ces 'forces' et faire en sorte, que
'malgré tout', cela fonctionne; et en définitive, pas si mal que ça.
Mais sur l'aspect "gestion", "décision", c'est le même niveau de
totale inutilité des Conseils d'administration.
Pour s'en persuader, il suffit de prendre connaissance des "revendications" du MEDEF.
Consultation préalable, l'autonomie des recettes et des dépenses, Transparence
totale (ce qui induit un nouveau concept de transparence opaque) des budgets et
des comptes, Consultation des partenaires, Obligation de suivre l'avis exprimé, Prise en
compte des propositions des partenaires, Réforme de l'organisation et de la gouvernance
des organismes de gestion.
Nota : Il y a de nombreux conseils d'administration du secteur
concurrentiel ou associatif qui pourraient s'inspirer utilement des ces dispositions
salvatrices.
Ce qui se traduit par une situation de :
- On impose aux Conseils d'administration de la Sécu (et ils sont nombreux),
donc les choix n'existent pas; la décision est le pouvoir sont ailleurs. On
pourrait s'arrêter là. Ca s'appelle la gestion de fait, par personnes interposées etc
...
- pas d'autonomie des comptes. Ce qui est une évidence. On se demande quel
est le rôle du conseil, des présidents, des trésoriers etc ... car il doit y avoir des
quantités d'actions, commissions relatives aux comptes.
- consultation des partenaires : aujourd'hui donc (et depuis des lustres) les
"partenaires" du Conseil d'administration entendent ce que "on" leur
impose en faits accomplis.
- obligation de suivre l'avis exprimé (par le Conseil d'Administration) : le
Conseil s'exprime aujourd'hui. Et ses avis sont directement versés en pertes. Ce qui
évite des travaux inutiles. La, le Conseil qui détient les pouvoirs, réclament les
pouvoirs. Nul besoin d'être un grand philosophe pour savoir que s'il y a bien une chose
qui ne se revendique pas, c'est le pouvoir et la force qui va avec.
- Réforme de la gouvernance. ce qui se traduit par : non seulement le pouvoir
décisionnel est ailleurs, mais aussi le pouvoir d'action. Les nominations se font
ailleurs. Ce qui va de soi pour un pouvoir. Donc il est demandé aux
"décideurs" de bien vouloir appliquer des principes de transparence et
d'informations ... aux membres du Conseil d'administration !!
Alors la menace médiatique du MEDEF ? elle sert à quoi ?!
A priori à une chose; a ne pas se donner tort sur les 35 heures que le MEDEF refuse, et
à garder "bonne figure", car à tout coup il y aurait un "vote"
(décision à mains levées, rassurez-vous) pour faire accepter le versement à l'Etat. Et
comme ca ne sert à rien, car oui ou non, ca sera oui... le résultat est connu d'avance.
De quoi démontrer et rendre flashi le fait de la totale inutilité des uns et des autres,
comme de la totale inutilité de leurs actions, qui passeraient pour ce qu'elles sont: des
gesticulations inutiles ayant d'autres visées.
Mais aussi de lancer le bouchon un peu plus loin, en revendiquant ce qui somme toute ne
peut sembler que raisonnable (les 10 conditions pour faire en sorte que le Conseil
d'Administration soit un Conseil d'Administration), mais qui représente un enjeu de
quelques dizaines de milliards de francs.
Le tout pour revenir à une gestion "paritaire". Aïe le grand frisson me
reprend.
Mais bon, ca n'est pas très grave, quand on est riche, on le temps de réfléchir et de
se battre pour des choses inutiles. Ca laisse croire à ceux qui n'ont rien à faire
qu'ils ont un rôle "important".
Les seuls qui y ont réellement intérêt, coté MEDEF, ce sont les professions de santé.
Et pour cause, il faut être informé des augmentations des choses pour tenter de faire
évoluer les coût des actes.
Finalement à qui a-t-on accroché la casserole des 35 heures ?? Et qui l'a fait ? Pas sur
que ce soit le MEDEF !! |
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juin 2001 |
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fin |
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| Même si ça fait 500.000 emplois, les 35 heures, ça fera entre 150.000
et 240.000 F par emploi. Payé pour parti par la Sécu !!! de quoi en énerver quelques
uns. |
| Mais on ne les entend pas quand il est question de faire payer les
'erreurs' médicales (Droit des malades), par la sécu ? De quoi encourager un grand
nombre vers la fuite en avant. |
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