Actus Internet and Cie
L'euro Manageap
Sortie Internet Eté 2001
Internet … le soufflet retombe toujours (pas d'affolement, il va remonter)

Avertissement : la généralité est : il n'y a pas de généralité. Et l'exception ne fait pas forcément la règle.

Depuis la rentrée 2000 (septembre), il ne s'est pas passé grand chose, hors mis des dégringolades du E-commerce, l'arrivée des "loteries gratuites" et le "gratuit" des sites X avec le téléchargement à la mauvaise sauce Minitel.
Et pour les anciens on ressent un certain désenchantement.

Pour autant certains mouvements auraient pu continuer. Et globalement il n'y a pas de très grande avancée dans les contenus.
Il y a bien eu "service-public" et plus globalement les avancées et continuation d'avancées des serveurs de l'Etat et de l'Administration, ou l'on sent bien que sous la surface tranquille, nombreux sont ceux qui pédalent. Ce sont eux qui ont raison en jouant la durée et l'amélioration.
On sent également que nombreux sont ceux qui ont été pris par leur formation, plus particulièrement dirigée vers l'Intranet, et éventuellement extranet.
Et il faut bien constater que c'est de ce coté la, du coté des fonctionnaires que ça a bougé le plus. Et ca n'est pas comme un mauvais esprit l'a dit : "évidemment ils ont le temps et les moyens". Décidément les images ont la peau dure.

Les institutions intermédiaires se sont aussi améliorées. Elles ont commencé tard et vont lentement. Et il reste encore beaucoup de travail et de principes. Par exemple on prend un soin pointu à ne pas mettre d'adresse de mails. La crainte de se retrouver avec des millions de demande de réclamations. Ce qui traduit encore la peur du contact avec cet administré agresseur. Si quelqu'un pouvait leur dire que la fréquentation n'est pas ce qu'ils imaginent, que des solutions existent (cf "service-public" -pub gratuite). Et que ça n'est pas demain que les files d'attente à leurs guichets seront remplacées par celles des mail.

Et pour rester sur les mails, on peut affirmer qu'autant  pour les organismes, que pour les entreprises, que pour les particuliers, on reste encore à un pourcentage de réponses en dessous du 1%. C'est à dire en dessous de la simple correction.

Une chose "curieuse" : nombreux sont ceux qui ne savent pas quoi "mettre sur Internet". Et parmi ces choses, on voit les chiffres, bilans, CE, communiqués de presse de certains, tandis que d'autres, quasi publics ne donnent "aucun" chiffre. C'est du ressort de l'extra ordinaire si l'on observe par ailleurs que ce sont les mêmes qui prêchent pour la transparence, le CRM, l'éthique, les chartes …. Cherchez les bilans, les CE, les annexes des organismes, des associations …!!!..

Du coté de l'enseignement, les Universités, ca n'a pas évolué (là aussi aucun chiffre). Le E-learning ne semble pas avoir de prise. La technique est là pourtant. Mais elle semble s'être arrêtée il y a un an, et souvent plus. On aurait pu imaginer sans peine que des efforts d'équipements, de formations, de mise à disposition se seraient multipliés. Pas du tout.
Au contraire, il n'est pas rare de voir que l'informatique est absente de nombreux cursus, que les équipements sont accessibles par hasard, réservés à quelques uns, ou mis à disposition au compte goutte, avec des horaires "précis", voire variable (histoire de bien décourager), quand ils ne sont pas carrément interdits.
Sans doute que le milieu (pas le centre) Universitaires voient dans ces "NTIC" des concurrents redoutables. Du coup on se retrouve toujours avec les mêmes sites et quantités de pages obsolètes, vides de contenus dépassés. Et encore une fois malgré que tout existe pour améliorer grandement les contenants et les contenus.
Et là les exceptions confirment la règle.

Les pages perso : on trouve de tout sur tout, et ça s'est multiplié, avec des contenus intéressants (que l'on arrive à trouver en cherchant beaucoup).

Les entreprises, plus les grandes que les PME, ont fait des efforts, des sites plus ou moins ergonomiques -on se demande quelque fois comment certains arrivent à concevoir des sites aussi peu pratiques alors qu'ils ont le génie poussé toujours plus loin lorsqu'il s'agit de leurs magasins physiques.
A croire que dés l'origine ils ont fait "un site pour faire plaisir".
Les entreprises présentes en 1997, beaucoup de PME : aucune évolution. Les sites ont été oubliés.

Les marques : ha les marques !! toujours l'arme aux pieds sans doute, et la peur au ventre. La peur des centrales d'achats, la peur des réseaux de distribution… la peur de les perdre. Ce n'est pas encore demain qu'elles vont se libérer. Au contraire, les autres, en aval, recherchent les plates-formes, et à se rendre encore plus incontournables.
Et lorsqu'ils le seront devenus, enfin, qu'ils penseront y être arrivé, alors seulement le E-commerce commencera à prendre de l'ampleur.
Les mondialistes globaux totaux ont peur de la mondialisation. Quasi un comble.

Les marques "internet" : youyouille !! . Certains grands ont des soucis à se faire. Le virtuel, la technique du ratissage par des centaines de sites qui drainent vers la même bourse va, nous semble-t-il imploser.

Les grandes techniques : Wap :décollage annulé. Sans fil : décollage retardé. Haut débit : décollage reporté … Y'a des retards dans les déplacements.
Nous sommes dans le moment ou les managers se sont laissés emporter par leurs grands élans de recherche de puissance et de monopole, et tout azimut, au prétexte bien pratique du "manque de visibilité", qu'ils cherchent à masquer aujourd'hui derrière des redéploiements eux aussi plus ou moins bien sentis, et qui font le casse tête dialectiques dans les services communication.
Le manque de visibilité, plus des gros moyens a permis bien des choses. Dommage que le brouillard se soit levé aussi vite. !!

Du coup, on commence à assister à des concurrences internes. Aujourd'hui tel opérateur vient vers vous pour vous proposer gentiment de passer à l'ADSL, qui a de grandes vertus, dont notamment celle de ne pas "tomber en panne" et de ne pas limiter le "up load". Ce qui vous évite tous les désagréments de la filiale câble.

Et même, on vous propose directement la meilleure formule de prix. Sans avoir à le demander. Parce que auparavant, pas de demande, pas de diminution. On prend la max.
Parce que à force de changement vous avez renoncé à vous tenir informé. Ce qui, jusqu'à aujourd'hui vous a conduit à vous faire plumer, en vertu d'un marketing / politique de prix bien senti.
Je renoncerai à renoncer à mettre un mouchoir sur ma rancœur, lorsqu'ils feront un effet rétroactif -avec retour des trop pris- en rectifiant les techniques passées de pillages de porte feuille. Le marketing du vol consenti, surtout en situation de monopole, a des répercutions qui durent. Et l'application de la rancœur n'a pas commencé.
L'image d'une entreprise ? l'histoire d'une vie …
Mais bon ca a bougé, ils ont compris qu'il fallait faire quelque chose. Les perspectives de diminution d'effectifs ont du contribuer à faite admettre la nécessaire "mutation". 15 ans plus tard.
Mais peut-être ne s'agit-il pas de prise de conscience. Peut-être s'agit-il simplement de faire face à un autre concurrent local ?

Toujours technique : l'Internet nous a ouvert au monde. Bien. Merci. Mais bon, s'il pouvait nous ouvrir au quartier, au village, ça serait bien aussi.
Et si l'on pouvait faire ça avec "l'esprit Internet", alors là … succès assuré.

Au passage, si l'on pouvait, toujours pour le quartier, le village, limiter la composition du numéro de téléphone…. le ramener à 4,5,6 …. Contre 10. Succès garanti aussi. En calculant un peu, à la baisse, pour les locales, il y aurait de quoi regagner quelques longueurs… pas de millions sans petits centimes . De quoi inventer un "sous-local" ou "communications de proximité", et relancer beaucoup de choses, y compris l'internet immédiat, qui sera le plus utilisé par les plus nombreux ??!!.
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La rentrée Internet Sept 2000
C'est la chute libre des "nouveautés", des fréquentations, la démobilisation de ceux qui ont joué les surfeurs fous depuis leur découverte d'Internet début 99: les manageurs et marketeurs.
De moins en moins de contenus chez les grands qui ne pensent qu'à se développer "ailleurs".
Les sites sont de plus en plus à l'abandon.
La start up mania sombre dans un désenchantement.
Ce sont toujours les mêmes qui occupent l'actualité. Alors que de nombreux sites, souvent plus intéressants sont "inconnus". On voit même des "news" avec les mêmes titres. A croire qu'elles s'attendent les unes les autres avant le send.
Le pompage se fait à grande échelle. Rien qu'à voir les fréquentations, on sait qui fait quoi. Pas glorieux, et finalement assez agaçant. Va falloir s'occuper un peu de ces gens là.... Ils vont même jusqu'à copier les notions.
Les moteurs, annuaires et autres indexeurs n'indexent plus rien. Ils nous ressortent toujours les mêmes trucs vieillots, souvent avec des adresses obsolètes, et pas mis à jours depuis des lustres.
C'est le désenchantement des "partenariats" qui faisaient la une et qui attiraient les tour de table. On commence à comprendre que le nom de cher partenaire ne fait pas l'intelligence de la personne morale. Un peu comme dans le monde associatif ou chacun se dispute les grands noms dans les Conseils d'administration. Ce qui n'est pas forcément amusant car il ne s'agit plus ni moins d'une caution qui n'est pas seulement morale pour l'environnement.
C'est la rentrée dans la coquille, des gourous du "marketinge", et la critique acerbe de ceux -la même qui les ont encensé porté ou accompagné aux nues.
Ca va être le début des règlements de comptes dans de nombreuses directions
  • de ceux qui nous ont fait des actualités ronflantes; certains vont même prendre les devants avec les "je l'avais bien dit".
  • de ceux qui ont cru que le virtuel couvraient aussi leurs responsabilités: une sorte de responsabilité virtuelle
  • de ceux qui faisaient des inscrits, et autres membres à coup de "inscrivez-vous gratuitement et gagnez une voiture". Tu m'étonnes que des centaines se soient inscrits. Pas pour autant qu'ils deviennent des clients, ou qu'ils reviennent sur le sites y faire des achats de 1ère nécessité. Il y en a un qui a réussi comme ça son introduction en bourse. Mais bon, comme il s'y est pris trop tard, pas en France, à Frankfort.
  • De ceux qui sur Internet, ont, avaient, la prétention d'être moins chers que moins chers, en abondant les prix grâce au tour de table.
  • de ceux qui ont crus qu'en étant partout présent, il laisserait croire qu'ils ont les qualités des "nouveaux" manageurs, avec les talents d'anticipation, de vision, de leadership, de gestion des changements, ect....
  • de ceux, qui avec un petit bagage de bidouilleur d'html ont réussi à faire croire qu'ils avaient le génie de l'inconnu
  • encore quelques temps et le règne des "cons couilles bittes culs" commencera à être révolu, avec ou sans les télés qui persistent -ne sachant quoi faire d'autres, les pubs et la frénésie parisienne des manges tout.
  • etc…

Au total : il va y avoir une casse, sans doute utile, avec ses injustices habituelles, comme "avant". Certains vont se démobiliser, d'autres vont prendre un temps, histoire de digérer, puis ils vont commencer à chercher à comprendre. Et ils rejoindront, avec quelques années de retard les autres, ceux qui se sont mis en hibernation depuis début 1998.
Et pourtant, au lieu de se refaire une école tout seul dans leur coin, ils auraient pu gagner du temps, et lire (et non pas faire lire) les écrits de ceux qui avaient quelques choses à dire.
Mais bon, pas de panique, les fac viennent à peine de rentrer; les clics et hits vont se relancer. Enfin espérons le… mais surtout en direction de ceux qui promettrons de "gagner gratuitement quelque chose". Au fait chers étudiants, vous ne pourriez pas organiser le covoiturage, histoire de ne pas faire dans le style cohorte sauvage d'individus isolés dans vos voitures ??!!
Pour autant, les entreprises, nombreuses, présentes sur internet depuis 1997, ne répondent toujours pas aux mails. Elles ne répondent pas plus au fax. Prochaine lettre : "qui veut vendre ?". C'est à la fois une question et une impossibilité: les fondamentaux vis à vis des mutations ne sont pas prêts de changer, en dépit même d'Internet.
Et à part ça, qu'est-ce-qu'il faudrait ?. L'urgence (qui commence à durer) me semble être:

  • pour commencer des logiciels en Français; pas des trucs propriétaires. Pas des trucs qui renvoient sur les sites ricains. Même lorsqu'il s'agit de choses avec des "partenariats" français.
  • Ca touche aussi des logiciels libres, avec des utilisations intéressantes. Style INRIA qui en proposent : allez voir: tout en anglais !! à l'exception prés. Avant de conquérir les autres, commençons à convaincre le voisin.
  • Et surtout les coûts, avec cette boucle locale qui n'en finit pas de se libérer; ces pratiques d'augmentations incessantes, ces accès gratuits qui ne font que multiplier les dépenses, ces pratiques tarifaires qui multiplient les recherches d'incompréhension. Sans ententes entre opérateurs, bien évidemment !!
    Vous noterez comme il est amusant de constater que les mêmes viennent nous faire des cours sur le CRM, la recherche de partenariat, surtout institutionnels, et tout le soin que l'on apporte aujourd'hui à satisfaire le client, à aller au delà de ses besoins etc ….
    Ils ont peur de leurs clients !!
    Au delà, ils ne savent pas ce que c'est un client.
    Est-ce qu'une vache laitière est cliente ??!

Mais bon, ca change, ca mute, et ca progresse… envers et contre tout.

Le Manageap

Tout est simple. Rien n'est facile.
La différence  ?.....le savoir