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| PRÉPARATION |
| Connaître son sujet |
| Par cur 6 thèmes ou mots de raccroche |
| Supports visuels |
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| AVANT |
| Bouche - ouvrir largement - fermer en
étirant |
| Visage - grimaces |
| Claquer les dents (plus de 20 fois) |
| Se laver les dents avec la salive et
avaler en plusieurs fois |
| Yeux: ouvrir largement, les faire
"tourner" |
| Respirer avec le ventre |
| Contrôler la nervosité |
| Sourire |
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| Juste Avant |
| "grandir" |
| Tirer épaule |
| Posture d'attaque "à
l'américaine |
| Sortir poitrine |
| Lever menton |
| Prendre l'auditoire |
| Prendre et Occuper l'espace. (en
restant modeste et à sa dimension, sinon il y a "agression" et vulgarité). |
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| PENDANT |
| Regard public |
Rythme lent,
progressif |
Voix portante |
| Voix assurée |
Phrases courtes |
Dépersonnaliser |
| Faire des pauses |
Surveiller réactions |
Gérer les
silences |
| Occuper l'espace |
Respirer |
Utiliser des supports
visuels |
| Contrôler la nervosité |
Maîtriser le corps |
Le corps bouge avec les
mots |
| Stabiliser les mains
nerveuses |
Employer des mots courants
ET PORTEURS |
Ne pas craindre de
montrer l'émotion |
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| IMPROVISER |
L'improvisation est
(finalement) assez facile.
Le public est là pour un sujet. Le sujet étant commun, vous vous adressez à une
personne, sans AUCUNE personnalisation (car dans ce cas, le public se divise en plusieurs
personnes: les pour, les contres, les neutres, les attentistes etc ....
Il suffit de centrer ses idées autour du sujet, et dire ce que l'on en sait, les
interrogations générales, le passé, le présent et les projections ....
Il ne faut pas trop s'inquiéter des mots et de la forme.
Pour vous en convaincre: Essayer de "traduire" sur papier les interventions
improvisées des autres. Vous serez surpris de constater que l'on passe d'une idée à
l'autre, que les phrases ne se terminent pas, que les erreurs de syntaxes, les mots
inappropriés sont légions.
Le plus souvent, personne n'écoute autrement qu'avec les yeux: même dans les
discours (improvisés), le message est effacé par l'image, et par le ressenti.
Il faut donc tenter de parler le plus possible "vrai et dans son temps". |
Si l'on veut aller un peu
plus loin, on peut préparer des notes (sur unefeuille cartonnée).
Sur ces notes pas de phrases; seulement des mots, écrits en très gros, relatifs au
sujets, à l'objet de la réunion, de l'intervention .... qui permettront de
"raccrocher" ou de guider la pensée, donner un plan à l'intervention.
Généralement une trentaine de mots suffisent. De temps en temps, un coup d'oeil sur la
note, par exemple pendant une pause (gérer les silences est l'un des meilleurs moyens
pour capter l'attention du public et lui permettre d'écouter et d'assimiler), et les
idées viennent sur le bout de la langue.
Attention au "par cur". Toujours prévoir "le trou", avec la
note.
Inutile de tenter de cacher la note, au contraire. Vous la tenez simplement à la main. Ce
qui est un bon moyen de donner une 'utilité' et une expression aux mains. |
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Des mots passes partout:
vous pensez au sujet dont vous voulez parler, vous choisissez d'un regard un mot, et
presque automatiquement une phrase se fait: |
En méthode DYVA
(dynamiser, valoriser).
Les mots DYVA |
Et si vous voulez être
dur, voire méchant en méthode DYVADY (dynamiser, valoriser, dynamiter):
Les mots DYVADY
(essayez en pensant à quelqu'un que vous n'aimez pas du tout; vous verrez comme c'est
facile).
Pour avoir plus d'impact, parler avec calme, lentement, avec de nombreuses pauses. Effet
garanti. |
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| Quelques Applications |
| Un "grand" orateur |
Il croyait l'être. Il parlait fort,
sans trac, bien au contraire.
A la tribune, un intervenant avait été brillant. La salle l'avait applaudi et des
félicitations fusaient.
Le grand tribun devant prendre la parole APRES se voyait perdu et passé au 2éme rang.
Il a choisi d'abord de se lever, pour bien marquer la différence et tenter de
"prendre" un espace plus grand. Erreur....
Puis il a longuement féliciter l'intervenant à succès, dans le seul but de récupérer
une partie de ce succès. 2éme erreur.
Au total, ce style d'habitude est vulgaire. Et il a fait un bide. |
| Un éducateur dit
"psychologue" |
Le genre à ne croire en rien, aprés
avoir fait carrière dans le social.
Une 1ére fois, juste avant une réunion, il s'est tenu derrière la place du
"chef", en prenant soin de déposer son dossier entre cette place et la
suivante; histoire de réserver une éventuelle réaction; alors que la réunion ne le
désignait pas, et ne nécessitait pas de chef.
Résultat: les autres participants se sont sentis aggressés AVANT le début de la
réunion par ce personnage qui se prenait pour ce qu'il n'était pas, et sans
"reconnaissance" ni de fond ni de forme. La réunion a tourné en eau de boudin
par sa faute.
Le même : une visite de politiques pour féliciter les participants à une manifestation.
Une photo pour le journal.
La 1ére photo: notre éducateur est au 3éme rang à gauche de la quinzaine de personnes.
La 2éme, il se trouve juste derrière et entre les 2 politiques, et tentent de prendre la
parole à la fin de la photo. Quasi instinctivement, les autres se désintéressent de lui
et vaquent à leurs occupations. Juste retour des choses. Ils en ont vu d'autres ... les
politiques.
Imaginez le cheminement de sa réflexion; ce qu'il a pensé, ce qu'il a fait pour arriver
à son but ??!!
C'est grossier et vulgaire.
Très mauvais communicant.
Dis moi comment tu communiques, je te dirais qui tu es. |
| Un "sans grade" |
Quand je dis sans grade, je veux dire
quelqu'un qui ne savait pas parler en public. Un type sympa, un patron de PME, comme on en
fait plus... comme il n'y en a plus.
Il devait prendre la parole à la Tribune, devant un public. D'ordinaire, en réunion, il
n'avait aucun problème. Au contraire, il était volontiers (et facilement) affable.
Mais devant un "public", c'est autre chose, et il paniquait.
Son tour arrivait, et il devenait de rougeaud naturel à blanc linge.
Lorsque je m'en suis rendu compte, j'étais à sa gauche, je lui ai demandé ce qu'il
avait. Et il m'a dit qu'il paniquait.
Je n'avais guère le temps de lui dispenser une formation à chaud. Je lui ai simplement
dit: "tu vas voir, tu vas faire un succès". Et pour un rapport financier ...
c'est pas évident. :-)
Pour commencer, je lui dis de respirer avec le ventre, je lui ai parlé, tout en
répétant de respirer avec le ventre, de regarder le public, tirer les épaules etc ...
ce que je dis ci dessus. Etant assis, je lui ai fait desserrer sa ceinture.
Quand son tour est venu, je lui ai dit: <<chut .... attends, regardes le public,
remercies.. et "attaques".. >>puis immédiatement, <<calme...
>>je lui ai soufflé de parler lentement, de ralentir, de pauser, de regarder le
public. En fait, je le lui ai répété un grand nombre de fois, car on oublie vite dans
ces cas. Parce que "naturellement, on parle toujours trop vite. Et
généralement, les gens décrochent, parce que ca va trop vite. Le secret est le rythme
normal, pas vite. Mais pas trop lent non plus.
A la fin, il avait retrouvé son ton habituel, il n'a pas bafouillé, ni trébuché et il
s'est fait applaudir. |
Résumé : toujours pareil : ne pas
abuser de la connaissance des techniques à des fins d'hypocrisie et de tromperie.
Parler, intervenir devant un public: toujours respecter l'auditoire, éviter de
faire du "marketinge blablateur".
A la télé, ca va encore plus loin; on copie même le ton, la respiration, la
"machage de mots", au prétexte qu'un présentateur (ou présentatrice)
"marche avec ce style la.
"Madame Christine" fait de nombreuse émules (si j'ose dire) en ce moment.
La technique doit aider à trouver la bonne expression du style "naturel" de
chacun. |
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