Fables, Dossiers, Visions
L'euro Manageap
La malédiction de l'action
L'action est dérangeante
L'actif est regardé comme un exemple
Il ne faut rien sous estimer
L'échec de l'action
L'action est belle, généreuse, méne au "grand", au dépassement.
De la même manière que la mort n'est pas le contraire de la vie, mais celui de la naissance; la fin de l'action n'existe pas.
Tout sur l'action : "L'Action" de G. MURY et T. ORIOL aux éditions DIDIER.



L'action est dérangeante

Elle est souhaitée à tous niveaux, jusqu'aux RMIstes.

Mais le plus souvent elle est souhaitée, comme le "changement", par et chez les autres; et à la condition qu'elle n'ait pas une implication, une conséquence personnelle, en amont et en aval de l'actif.

Un actif dans une fonction, un "lieu" qui n'ait pas fait pour ça, n'est pas à sa place. Un acteur qui s'appuie sur son environnement pour mener son action, alors que cet environnement ne veut pas, d'une action, ou de cette action et/ou de l'acteur, n'a aucune légitimité à l'action.

L'inverse est vrai.
Les critiques à l'encontre de l'administration, qui n'est pas faite pour l'action, sont justifiées par le rôle donné à l'administration d'influencer de plus en plus par son "pouvoir", la capacité d'actions des administrés.  
Et/donc le plus souvent de l'empêcher et de la réprimer. Parce que "naturellement" celui qui détient tout ou partie d'un pouvoir, se considère comme l'acteur principal.
La question reste posée de savoir qu'elle est la conséquence, la "malédiction" liée à ce pouvoir. Et le "fonctionnaire" qui porte ce pouvoir, devenu "acteur" par déviation de la (sa) fonction, peut ne pas comprendre, lorsqu'il est l'objet d'attaques "personnelles" (qu'il s'empresse alors de ramener à des attaques vers "l'administration").
Même lorsque son "action" s'est limitée à ce qui n'est pour lui qu'implication, qu'une conscience professionnelle, voire une diligence dans un souci de plaire, de bien faire ou de promotion.

Comme l'acteur ne comprend pas lorsqu'il se retrouve en "Justice" face à une dépersonnalisation, qui est devenue par la pratique "injuste", et une société qui "découvre" les excès passés et qui vient alimenter le nécessaire retour à la morale.
Sans trop se soucier de savoir si elle a déjà, si elle n'a jamais, existé.

L'actif est regardé comme un exemple
Et il est jalousé, envié, jugé en positif et négatif.
Ne serait-ce que par le fantasme de l'action dans l'esprit de l'autre. L'acteur étant pris le plus souvent comme "l'entrepreneur'.
Le mythe (et le fantasme) de la réussite, de l'entrepreneur, de l'esprit d'entreprise, du dépassement du "moi", du regard des autres, cousine avec les moindres signes de création de l'événement, dans tous les secteurs, y compris et de plus en plus, le secteur social et associatif.
La malédiction de l'action est imparable, incontournable, ne serait-ce que statistiquement.
Il peut y avoir, à cette occasion, de multiples conséquences négatives en provenance de tous ceux qui veulent se donner raison, et par là punissent l'impétrant, voire même le contrevenant.
Là où la frange de marginalisation est permise, (voire même encouragée), dans la "réussite", elle est scrupuleusement reprochée pour sa part la plus infime dans l'échec ou supposé tel.
Et dans cette recherche de "retour à la normale", il n'est pas rare que le reproche ne soit établi que pour donner des raisons à la "contre action". Y compris par des faux de fond et de forme.
Il ne faut rien sous estimer
Notamment pas la "malédiction" de l'action. Et bien mesurer les conséquences amont et aval de toute action.
Rien d'étonnant à ce qu'il y ait de moins en moins d'actifs, ou qu'ils aillent sous d'autres cieux plus propices, plus "ouverts".
Ceci vaut pour tous les niveaux. Sauf pour 2 niveaux:
-    le niveau "populaire". L'actif est souvent estimé. Même dans l'échec, il est rarement intellectuellement et moralement trahi. Car l'actif est estimé comme un leader, qui avance, fait bouger, et part là participe aux améliorations (ou supposées telles).
-    le législateur. Les textes sont rarement "idiots". La loi de 85, tellement décriée, ouvre un champ d'actions, ou du moins évite les excès des gérants de la malédiction de l'action. Mais pas encore suffisamment. Elle règle une part des "difficultés". Il sera souhaitable de régler une part des "facilités". Le changement des mentalités par la clarification en dépend; (ce que nous appelons par ailleurs les O.V.F également).
L'échec de l'action:

En réalité, il s'agit de l'arrêt de l'action et pas toujours d'un échec. Comme si toute action devait durer. Il est vrai que rien ne prépare à permettre l'arrêt de l'action "entreprise". Ce n'est pas admis.
L'échec est vécu comme une faute; notamment par l'environnement. Qui trouve là les raisons de ne pas avoir choisi d'assouvir son fantasme de "création" d'entreprise.
Cela vient aussi du fait que l'on ne détermine pas réellement les finalités de l'entreprise; C'est cette dimension qui manque dans les engagements pris par l'entreprise vis à vis de son personnel, de son envirronnement, financiers etc ...
Et dans cet esprit, le parcours, le déroulement de l'action disparaît derrière la seule image qui reste: l'arrêt, l'échec, la faute.
Alors que le parcours, et la suite, peuvent avoir une image totalement "positive".

En marge, une observation: c'est au moment de l'échec - ou de l'arrêt-, que la majorité s'empare de l'action comme si elle lui appartenait, dans l'espace et dans le temps.
C'est naturel (plus ou moins, car il s'agit souvent de récupérations de "notoriété"). Mais il faudrait commencer à éduquer sur la question.

L'action et son corollaire, la malédiction de l'action, sont indissociables.
En raccourci (car la réflexion est multiple et les traités nombreux): la malédiction de l'action permet l'action.
Donc, si les "créateurs" et autres lobby, médias, pouvaient nous éviter leurs larmes, leurs enthousiasmes, ou leurs annonces modestes d'auto mérite, comme les accusations, la désignation des "fautifs" .... ca nous reposerait.

Un avis conseil
Il est question ci dessus de la "malédiction de l'action". Ce qui est un sujet "pessimiste".
Dans l'action, y compris celle qui se situe dans la malédiction de l'action, on ne doit agir que pour l'action et son objectif.
Malheur à celui qui agit dans l'action, et dans le même temps philosophe sur les tenants et aboutissants.
On peut le faire avant, aprés, mais quand la décision est prise, on l'applique et on agit. Rien d'autre.
Même aprés avoir subi ce qui était les risques ...
Les Projets en échecs La crise

Le Manageap

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