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| L'action est dérangeante |
Elle est
souhaitée à tous niveaux, jusqu'aux RMIstes. |
Mais le plus
souvent elle est souhaitée, comme le "changement", par et chez les autres; et
à la condition qu'elle n'ait pas une implication, une conséquence personnelle, en amont
et en aval de l'actif.
Un actif dans une fonction, un "lieu" qui n'ait pas fait pour ça, n'est pas à
sa place. Un acteur qui s'appuie sur son environnement pour mener son action, alors que
cet environnement ne veut pas, d'une action, ou de cette action et/ou de l'acteur, n'a
aucune légitimité à l'action.
L'inverse est vrai.
Les critiques à l'encontre de l'administration, qui n'est pas faite pour l'action, sont
justifiées par le rôle donné à l'administration d'influencer de plus en plus par son
"pouvoir", la capacité d'actions des administrés.
Et/donc le plus souvent de l'empêcher et de la réprimer. Parce que
"naturellement" celui qui détient tout ou partie d'un pouvoir, se considère
comme l'acteur principal.
La question reste posée de savoir qu'elle est la conséquence, la
"malédiction" liée à ce pouvoir. Et le "fonctionnaire" qui porte ce
pouvoir, devenu "acteur" par déviation de la (sa) fonction, peut ne pas
comprendre, lorsqu'il est l'objet d'attaques "personnelles" (qu'il s'empresse
alors de ramener à des attaques vers "l'administration").
Même lorsque son "action" s'est limitée à ce qui n'est pour lui
qu'implication, qu'une conscience professionnelle, voire une diligence dans un souci de
plaire, de bien faire ou de promotion.
Comme l'acteur ne comprend pas lorsqu'il se retrouve en "Justice" face à une
dépersonnalisation, qui est devenue par la pratique "injuste", et une société
qui "découvre" les excès passés et qui vient alimenter le nécessaire retour
à la morale.
Sans trop se soucier de savoir si elle a déjà, si elle n'a jamais, existé. |
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| L'actif est regardé comme un exemple |
Et il est jalousé, envié, jugé en positif et
négatif.
Ne serait-ce que par le fantasme de l'action dans l'esprit de l'autre. L'acteur étant
pris le plus souvent comme "l'entrepreneur'.
Le mythe (et le fantasme) de la réussite, de l'entrepreneur, de l'esprit d'entreprise, du
dépassement du "moi", du regard des autres, cousine avec les moindres signes de
création de l'événement, dans tous les secteurs, y compris et de plus en plus, le
secteur social et associatif.
La malédiction de l'action est imparable, incontournable, ne serait-ce que
statistiquement.
Il peut y avoir, à cette occasion, de multiples conséquences négatives en provenance de
tous ceux qui veulent se donner raison, et par là punissent l'impétrant, voire même le
contrevenant.
Là où la frange de marginalisation est permise, (voire même encouragée), dans la
"réussite", elle est scrupuleusement reprochée pour sa part la plus infime
dans l'échec ou supposé tel.
Et dans cette recherche de "retour à la normale", il n'est pas rare que le
reproche ne soit établi que pour donner des raisons à la "contre action". Y
compris par des faux de fond et de forme. |
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| Il ne faut rien sous estimer |
Notamment pas la "malédiction" de l'action.
Et bien mesurer les conséquences amont et aval de toute action.
Rien d'étonnant à ce qu'il y ait de moins en moins d'actifs, ou qu'ils aillent sous
d'autres cieux plus propices, plus "ouverts".
Ceci vaut pour tous les niveaux. Sauf pour 2 niveaux:
- le niveau "populaire". L'actif est souvent estimé. Même
dans l'échec, il est rarement intellectuellement et moralement trahi. Car l'actif est
estimé comme un leader, qui avance, fait bouger, et part là participe aux améliorations
(ou supposées telles).
- le législateur. Les textes sont rarement "idiots". La loi
de 85, tellement décriée, ouvre un champ d'actions, ou du moins évite les excès des
gérants de la malédiction de l'action. Mais pas encore suffisamment. Elle règle une
part des "difficultés". Il sera souhaitable de régler une part des
"facilités". Le changement des mentalités par la clarification en dépend; (ce
que nous appelons par ailleurs les O.V.F également). |
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| L'échec de l'action: |
En réalité, il s'agit de l'arrêt
de l'action et pas toujours d'un échec. Comme si toute action devait durer. Il est vrai
que rien ne prépare à permettre l'arrêt de l'action "entreprise". Ce n'est
pas admis.
L'échec est vécu comme une faute; notamment par l'environnement. Qui trouve là les
raisons de ne pas avoir choisi d'assouvir son fantasme de "création"
d'entreprise.
Cela vient aussi du fait que l'on ne détermine pas réellement les finalités de
l'entreprise; C'est cette dimension qui manque dans les engagements pris par l'entreprise
vis à vis de son personnel, de son envirronnement, financiers etc ...
Et dans cet esprit, le parcours, le déroulement de l'action disparaît derrière la seule
image qui reste: l'arrêt, l'échec, la faute.
Alors que le parcours, et la suite, peuvent avoir une image totalement
"positive".
En marge, une observation: c'est au moment de l'échec - ou de l'arrêt-, que la majorité
s'empare de l'action comme si elle lui appartenait, dans l'espace et dans le temps.
C'est naturel (plus ou moins, car il s'agit souvent de récupérations de
"notoriété"). Mais il faudrait commencer à éduquer sur la question.
L'action et son corollaire, la malédiction de l'action, sont indissociables.
En raccourci (car la réflexion est multiple et les traités nombreux): la malédiction de
l'action permet l'action.
Donc, si les "créateurs" et autres lobby, médias, pouvaient nous éviter leurs
larmes, leurs enthousiasmes, ou leurs annonces modestes d'auto mérite, comme les
accusations, la désignation des "fautifs" .... ca nous reposerait. |
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| Un avis conseil |
Il est question ci dessus de la "malédiction de
l'action". Ce qui est un sujet "pessimiste".
Dans l'action, y compris celle qui se situe dans la malédiction de l'action, on ne doit
agir que pour l'action et son objectif.
Malheur à celui qui agit dans l'action, et dans le même temps philosophe sur les tenants
et aboutissants.
On peut le faire avant, aprés, mais quand la décision est prise, on l'applique et on
agit. Rien d'autre. |
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