Fables, Dossiers, Visions
L'euro Manageap
Vendre sur Internet
Mais qui veut vendre ?
Qui veut se développer ?
Est-ce que les marchés permettent le développement ?
Est-ce que l'environnement est favorable aux développements ?
Est-ce que la concurrence est ouverte ou bouclée ?
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Les conditions
La France bipolaire
La bipolarisation de la quasi totalité des secteurs frénétiquement lancée en 1976, et sans cesse renforcée depuis, est aujourd'hui effective.
Elle touche le quotidien dans les moindres recoins géographiques.
La disparition des PME
Certains secteurs, comme le BTP ont vu la quasi totalité de leurs PME disparaître. (le BTP n'est pas le seul : quasiment tous les secteurs sont concernés).
Leurs organisations patronales sont vides de ces PME et des "patrons", et elles en viennent, pour survivre, à rechercher à prendre pied, puis main mise, sur les organisations artisanales, syndicats et Chambres des Métiers. Cotisations et mises au pas obligent.
Ca fait parti, vraisemblablement des grands plans dits patronaux, devenus sans patrons. Non pas parce que les systèmes ne font pas office de régulateurs, comme prévu, mais parce que certains pourraient en prendre conscience et pourraient venir opérer des remises en cause. Encore faudrait-il qu'ils aient réussi à prendre le pouvoir.
Nota: dans le même temps ces mêmes organisations "patronales" sont devenues directement inféodées à "paris", au prétexte du "national". Et ces mêmes "responsables prônent la décentralisation politique et administrative et le libéralisme ??!!.
Il reste l'impression de l'existence d'un tissus de PME, avec des noms multiples, filiales de filiales sur les panneaux de chantier. Comme pour cacher les noms des sociétés mères, et sans doute parce que cela permet quelques facilités pour les marchés.
Mais le plus grand nombre de ces PME a disparu, rendues exsangues de marchés, de finances, de problèmes multiples, qui pour être non organisés n'en sont pas moins tracés suivant les mêmes schémas. Ce qui laisse que peu de place à la "fatalité" et à la faute à la mauvaise gestion.
Il en reste quelques unes, rares, qui ne sont en fait là que pour cautionner l'idée que la concurrence existe. Et gare à elles si elles sortent des rails.
D'ailleurs, elles n'en sortent pas, et leurs dirigeants sont bien disciplinés.
Les Grands comptes
Les 10 premières entreprises françaises ratissent 50.000, 100.000 sociétés filiales, et plus si l'on comptabilise les établissements, les agences et autres liens directs.
Elles représentent un flot de sous traitance 3,4 fois supérieurs.
Et tous ceux qui entreprennent, rêvent, de devenir le fournisseur unique de ces "grands comptes". A l'exception des activités stratégiques, un vide dans la filière, et des dirigeants en "réseaux", c'est toujours un rêve, pas toujours pieux ?
Et bien souvent, en voulant, en croyant devenir "fournisseur", on alimente l'information gratuite de filiales. Le benchmarking ne date pas de l'arrivée d'Internet. Pas plus que le capital risques d'ailleurs.
Le tarissement des ressources
Les politiques de grands travaux, celles d'achats, rachats, dites de croissance externe, tarissent, en cascade les ressources économiques diffuses, au profit de la concentration.
Si certaines opérations sont indispensables sous de nombreux jours qui construisent ceux de demain, d'autres sont certainement plus discutables, comme le sont les pratiques de "rallonges".
Sans compter les joyeux vendeurs (d'entreprises) qui trouvent dans ces opérations des acheteurs "inespérés". Là encore il y a peu de place pour le hasard.
Et dans ces échanges, il n'y a plus ou très peu de place pour les marchés diffus. C'est sans doute comme cela que ces transferts de trésorerie épongent les capacités de croissance, et en cascade alimentent le chômage, l'épargne etc.....
L'échange de ces sommes considérables se passe entre un petit nombre de personnes morales et physiques et alimente une économie en boucle qui ressemble à tout, sauf à une économie libérale ou sociale.
Autre phénomène, celui du rapprochement du temps de retour: tout est fait pour que le drainage de l'économie diffuse se fasse dans un temps le plus court possible. Les effets des grands investissements sont de plus en plus faibles; et la part des coûts fixes et de plus en plus lourde, et ils sont plus difficilement finançables.
Et à tout ça, il faut rajouter un alourdissements des dettes, en espérant que les "dividendes" viendront. Ce que les acteurs en place ne garantissent pas avec des attitudes qui ressemblent plus à des "après moi le déluge" qu'à un réel souci de l'intérêt général.
Le contexte général
Pour avoir une appréciation qui ne soit pas politique, il suffit de se poser des questions. Les réponses qui viennent à l'esprit sont suffisantes :
    - est-ce que socialement, tous les problèmes sont résolus  ?
    - est-ce que les solutions aux problèmes sont définitives ou est-ce qu'elles ne font, la plupart du temps, que les résoudre partiellement et les reporter dans le temps ?
    - est-ce que le contexte général, structurel, est favorable ?
    - est- ce que les perspectives sont "ouvertes" ou fermées" ?
    - est-ce que les contextes économiques, financiers, sociaux, fiscaux sont favorables ou défavorables, ou est-ce que l'on passe son temps à réinventer les mêmes vieux schémas avec un look à peine différent ?
    - Est-ce que l'actualité, les conditions générales de travail et de vie encouragent, rendent méfiant, engagent à la citoyenneté ou à la tricherie depuis le haut jusqu'au plus bas ?
    - Est-ce que les gentils, ceux qui ont des besoins, et qui "n'ouvrent pas la bouche pour faire comme les "grandes gueules", sont pris en compte ? Et par qui ?
    - Est-ce qu'il vaut mieux être fonctionnaire de l'Etat, des collectivités locales, des sociétés de "services" concédés ou salarié de l'artisan du coin ?
- etc ...
Pourquoi vendre, sur Internet et   ailleurs ?
Conserver des parts de marchés, où se développer ?
Hormis les secteurs qui n'étaient pas "organisés", les secteurs neufs, ou ceux dont les produits ont un degré d'obsolescence rapide, il n'y a pas de place sur Internet, comme ailleurs. Les marchés, les secteurs n'ont pas attendu "Internet".
Est-ce que parmi les milliers de filiales de filiales des grands comptes, il est demandé aux dirigeants de vendre et de se développer ? ou de conserver des positions, et surtout de le faire sans vague ??
Et cela même lorsqu'il y a une agitation marketing pour créer des notions, des couleurs, des odeurs, des visions, autour de produits développés en multiples sous marques.
Nous sommes entrés dans l'ére des dirigeants dits "managers", après avoir constaté la disparition des "patrons". Et les nouvelles dispositions fiduciaires vont encore encourager le phénomène. Comme si donner quelques actions à un prête nom de Président, présentait un caractère d'économie indispensable. Désormais on ne saura plus qu'elle est la personne physique "responsable", porteuse de la personne morale.
Aujourd'hui, au mieux, les industriels veulent conserver leurs parts de marchés. Et leurs ventes évoluent en fonction de la place laissée par ceux qui disparaissent "naturellement", ou qui sont "repris" dans le but d'être freinés ou fermés.
Et même lorsqu'ils en ont la volonté, ils sont encadrés, d'abord par un ensemble de dispositifs, notamment financiers.
Par exemple: Les assurances fournisseurs, dits affacturage:
Pour ceux qui ne le savent pas.. comment ça marche:
  • une entreprise souscrit auprès d'une compagnie d'assurance, un contrat garantissant son risque clients: si le client ne paye pas; c'est l'assurance qui paye.
  • bien évidemment cela à un coût. Un pourcentage sur la totalité du chiffre d'affaire.
  • Pour chaque client, l'assurance définit un "encours" (la somme que peut devoir le client à l'entreprise) avec un plafond. Cet encours garanti correspond à une analyse du "risque" sur l'entreprise cliente.
  • L'entreprise bénéficiaire du contrat, le fournisseur, surveille cet encours et ne le dépasse pas. Si elle vient à le faire, elle le fait à ses risques.
  • Des entreprises sont "exclues", parce que l'assurance a décidé qu'elles représentent un risque trop important. Il n'y a pas que les seuils sociaux qui sont un frein aux développement des entreprises.
  • Qui décide de ce risque ?? L'histoire ne le dit pas.
  • Et personne ne le dit, notamment pas le fournisseur (le titulaire du contrat) : il lui est interdit de donner des informations sur la "cotation" des entreprises 'clientes". Ca aussi, c'est de la transparence/client, l'esprit de gouvernance, les valeurs qui touchent d'ailleurs tous les circuits financiers.

Conséquences :

  • pour se développer, une entreprise doit aller voir ailleurs que sur sa zone habituelle, qui est "couverte" par son contrat.
  • Elle réalise des gains de productivité, voudrait baisser ses prix, augmenter ses volumes, mettre en place de nouveaux produits….
  • Mais pour quoi faire ??!!
  • Elle ne pourrait le faire qu'avec d'autres clients, puisque les siens sont figés par les encours qui dictent son chiffres d'affaires.

Alors Internet ou pas Internet, cela n'a aucun intérêt. C'est comme cela que des entreprises tiennent les marchés, sont protégées, et ne bougent quasiment plus.
Avec un peu d'imagination : quelques dérives sont possibles.
Imaginons que l'assureur, pour des raisons obscures et lointaines (c'est à dire "parisiennes"), du style membre de conseil d'administration, décide que tel secteur de l'économie présente un "risque".
En quelques heures, l'ensemble des encours de toutes les entreprises de ce secteur peut être baissé.
De la même manière, une entreprise, ou un dirigeant, un "patron", vient à gêner de façon ponctuelle, une filiale de filiale, ou la filiale de filiale d'un groupe "ami", où il y a un marché à prendre, ou on ne veut pas qu'elle rentre 'in the picture', etc …. Il suffit d'un note, un fax, un coup de téléphone, pour qu'immédiatement l'encours de "cette" entreprise soit diminué.
Diminuer un encours, c'est rien !! Voire.
Sur certains secteurs, ça a des conséquences graves: la totalité de vos fournisseurs, y compris les fournisseurs concurrents sont informés que l'encours sur votre entreprise diminue.
Quelle est la pensée qui vient à l'esprit. "Il y a anguille sous roche, pas de fumée sans feu"…
Et bien évidemment vos clients le savent aussi dans le même temps.
Et si ca vient aux "oreilles" de votre "banquier", et que malencontreusement vous avez besoin de ses concours dans le même temps, alors, ce qui jusqu'alors n'était que rumeurs devient "réalités".
CQFD … il n'y a pas de fumée sans feu !!??
Et certaines sociétés d'affacturage voudraient devenir des labels moralisateurs d'Internet, garants des "entreprises qui respectent leurs engagements ??!!
Fables :
Une entreprise a un plan de charges important. Elle négocie avec 3 fournisseurs des achats importants.
L'un d'entre eux, déjà en place, annonce qu'il ne peut pas augmenter son encours: pas couvert par le contrat d'affacturage.
Déjà on peut imaginer que cela revient à favoriser les autres. Autrement dit, le jeu de la concurrence est faussé, et certains peuvent être simplement favorisés au détriment d'autres..
L'entreprise "cliente" passe aux autres fournisseurs. C'est le même encours. Une curiosité. !!??
Autrement dit, l'encours est un montant qui s'applique, non pas globalement pour une l'entreprise, en division d'un risque global, mais à chaque fournisseur pour un montant donné.
Ce montant multiplié par deux, appliqué donc aux 2 fournisseurs, suffisait largement à couvrir les encours nécessaires.
Mais il ne devait y avoir qu'un fournisseur. Et là, l'encours de chacun était insuffisant.
On peut avoir 2 fois 200.000 F d'encours, mais pas une fois 400.000 F : l'assurance ne couvre pas. Drole d'analyse du risque !
Pendant la négociation auprès des fournisseurs, comme auprès du client, et là encore pour des raisons totalement inconnues, ces fournisseurs traînent les pieds, ne baissent pas leurs prix, malgré les quantités, et même modifient leurs conditions à la hausse. Pas moins. Ce qui voulait dire que l'affactureur avait encore baissé l'encours pendant la négociation.
Du coup, pourquoi les fournisseurs baisseraient-elle leur prix, puisque l'entreprise "cliente" sera dans l'obligation d'en passer par leuurs conditions.
L'entreprise décide de contacter l'affactureur. Il ressort que les seuls renseignements dont dispose cet assureur sont des bilans de 2 exercices en arrière. Pour la petite histoire ils ne sont même pas mauvais.
Donc l'assureur a décidé soit de lui-même, soit par rumeur, soit pour des motifs non avouables.
Et l'on n'a pas de mal à imaginer que l'assureur est en position d'alimenter lui-même la rumeur; chaque responsable de cette société d'affacturage est lui-même en mesure de l'alimenter. Quel supérieur de ce type d'assureur irait contre une mesure dite de "prudence" ??!!
Quant à cumuler le risque sur un fournisseur, l'affactureur refuse.
Avec cette "fable" on peut tout simplement conduire une entreprise au dépôt de bilan. Sans qu'elle sache pourquoi, ni qu'elle ait démérité en quoi que ce soit, autrement qu'en ayant prétendu se "développer"..
Et allez donc vous en plaindre ... et à qui ?

Des sorties ?
Internet pourrait permettre de sortir de ce carcan et cet archaïsme des paiements à terme qui nous vient de la périodicité des marchés : on s'engageait à payer au prochain marché avec un papier -une traite-.
Et un malin a racheté le papier/dette en faisant payer un intérêt. Et ca continue, à tel point que l'on ne peut même plus en sortir.
Là est le frein à la libre entreprise, à la concurrence, avec un ensemble de conséquences.
Et l'Etat, sans doute premier mauvais payeur (ce qui est extra ordinaire !!), les collectivités (toutes) sont là pour donner l'exemple et montrer le "besoin' de concours bancaires et d'assurance clients. Et qui fait en sorte que les délais de règlement favorisent ceux qui ont les moyens d'attendre, et qui au besoin "apportent" les financements (directement ou indirectement) ??!!.
Internet a une caractéristique, à l'image des clients des grands distributeurs, dits les consommateurs : il pourrait être possible de payer cash, sans crédit ni report.
Mais c'est prévu, et malheureusement, les contrats d'affacturage portent sur la totalité du chiffre d'affaires des entreprises, y compris lorsque le risque n'est pas couvert, y compris quand un client paye "cash". Autrement dit, si un fournisseur vient à prendre lui-même le risque ou si vous payez cash, il n'y a pas d'économie, et l'affactureur 'touche' quand même: une sorte de compteur fou, sans contre partie. Un enrichissement sans cause, parmu des quantités d'autres.
Faudra-t-il attendre de se tourner vers des fournisseurs étrangers ??? Pas d'espoir hatif : la concurence se passe d'abord dans la mise en place des "régles".
Bien sûr, comme toute règle, il doit y avoir des exceptions. Par exemple pour les 5 ou 6 centrales d'achats de la grande distribution qui peuvent imposer leur conditions d'achats, en face de vendeurs qui font de la vente comme d'autres arpentent le bitume.
Hormis ca, point de salut.
Autrement dit, même si vous payez cash, vous n'avez pas de meilleur prix. Internet ou pas Internet. Les taxes parasites restent. (Et ce ne sont pas les seules).
On pourrait imaginer qu'une entreprise avisée fasse une filiale ou une autre entreprise 'cachée' pour vendre sur Internet. Mais on peut aussi imaginer que son contrat initial aura des conditions différentes, ou que les encours de ses "clients" seront "revus". Ce qui ramènera au problème précédent.
Globalement parce que l'affacturage vit de "calme", pas de développements dérangeants qui modifient trop rapidement la carte.
Alors où sont les vendeurs, producteurs, industriels, ateliers, commerçants, artisans, artistes ? 
Que voit-on sur Internet ?
Les acteurs
Beaucoup d'entreprises sont présentent sur Internet.
D'abord de nouveaux intermédiaires.
Souvent des bidouilleurs ht ml qui veulent vendre avant  d'acheter. Aucune chance à terme. Certains peuvent faire illusions en se positionnant comme portail, histoire de proposer une valeur ajoutée en faux semblant. Durer sera une autre histoire.
Les intermédiaires du marché classique : ceux qui possèdent un outil non cyber, bien réel d'entreprise. Les chances de succès sont infimes. (il y en a J mais shuttt ..)
Comme les producteurs, ils sont déjà nombreux sur Internet. Et ils ont dû payer cher une présence bien inutile et dont l'absence de résultats les a rendus méfiants.
Les sites, qui en majorité, datent des années 97-98 ne sont pas vendeurs. La fréquentation est quasi nulle, et à leur faire un mail, autant leur adresser une bouteille à la mer.
Nota : ce qui n'est pas seulement le fait d'internet : par expérience: 100 fax faits pour acheter, avec paiement cash : aucune réponse. Au mieux 2 renvois vers le commercial local, alors qu'il s'agissait de vendre en Europe.
Même lorsque certains sont en capacité de vendre, et/ou que le "e-commercial", le e-positionnement sont assurés par ailleurs, l'on s'aperçoit de l'existence d'autres failles, comme la politique de prix qui n'est pas adaptée.
Les marques (l'on pourrait développer longuement), et les entreprises avec un réseau commercial, de distribution structuré: Internet ne peut pas se substituer au réseau existant. Et l'on a aucun mal à imaginer qu'une entreprise qui se positionnerait sur Internet, notamment avec "des prix bas", seul argument "recevable" sur Internet plus qu'ailleurs, pourrait voir son réseau remis en cause.
Reste le fait Internet :
1997 : l'entreprise veut en fait, comme pour ses encarts sur le bottin être présente partout, et elle dispose de finances. Alors elle fait "son" site Internet par le même intermédiaire.
Le télétravail est "le sujet" Internet
1998 : certaines entreprises affinent leurs sites.
Les grandes entreprises découvrent Internet, par leurs services informatiques.
1999 : Internet est vendu avec le "passage à l'an 2000.
Les marketeurs, les publicistes et les financiers débarquent à grands fracas et reprennent les "choses" en main. Il faut être le "premier à…".
Sur ce plan, nombreux sont ceux qui ont été les "premiers" à mettre une page en ligne, alors que le site n'a été opérationnel que plusieurs mois plus tard. Et les médias annoncent que c'est le 'premier'.
Les espoirs, ambitions, capacités et compétences sont surdimensionnés, sublimées.
2000: les gros débarquent. Les espoirs commencent à tomber.
C'est ce qui était visible et que personne n'a voulu ou n'a été capable de voir.
Maj : 2001 Beresina des anciens nouveaux E-managers
La collectivité "engrangent" les Centaines de Milliards d'Euros de pertes ... pour quelques années.
Trés curieusement -mais est-ce un hasard ?-, et alors qu'internet est bien antérieur aux USA, les évolutions vers l'extravagance financière se sont produites dans le même temps qu'en Europe.
L'absence de visibilité
C'est le règne de l'absence de "visibilité".
Pour 2000 : on prévoit à la hausse de partout. C'est le contraire qui est "visible".
Il est vrai que de nombreux secteurs sont très évolutifs, et qu'il est difficile d'entreprendre dans certaines directions, avec le risque d'être obsolète au moment de la sortie.
Mais pour autant faut-il investir partout, parce que "on ne sait jamais", et mettre des fonds en masse exponentielle dans certaines directions au seul prétexte que d'autres ont annoncé l'intention de le faire.
En quoi les managers, qui font de ces pratiques leur quotidien au prétexte de l'absence de visibilité, en y glissant d'autres projets au passage comme pour mieux les faire passer, (style "banques d'affaires"), manifestent-ils leurs compétences et leurs qualités de visionnaires et de gestionnaires-prospectifs. Il apparaît au contraire qu'ils sont littéralement perdus devant ce manque de visibilité et que leur seule ressource est de s'y réfugier pour justifier de leurs choix, en projetant sur l'avenir les jugements. Façon "après moi le déluge", tout le monde a fait pareil etc.... En réalité ce sont eux qui ne voient pas ce qui souvent est visible ou lisible.
Comme avant, l'argent est toujours roi.
Ou plutôt, comme ailleurs, les finances tiennent le haut du pavé, donne le ton.
Mais ca n'a aucune importance : le but est de faire en sorte que l'argent et ceux qui le tiennent ou qui le gèrent en masse aient le temps d'organiser la chose.
Comme ils sont moins nombreux, on aboutit à une chute verticale de fréquentation. Rares sont ceux qui dans les entreprises vont encore sur Internet. Tout au plus les voit-on entre midi et 14 heures.
Puis deuxième pic, après la sortie des écoles et des "35 heures célibataires": à partir de 16h30', et les traditionnels couche-tard, qui entre 2 IRC et visites aux sites sexe, viennent entre 22 et 24 heures sur tel site, quasi par hasard.
où sont les "acheteurs" ?
Le brouillard
La question n'est pas : "qui sont les acheteurs ?", qui fait les choux gras des grandes études, du CRM, mais où sont les acheteurs ?
Les visiteurs:
ils viennent pas hasard, recherche sur les moteurs et par les clics sur les bandeaux.
Les pubs, directes ou indirectes, bien plus nombreuses et nocives que les "spams", comme cette foison de faux articles journalistiques, sur Internet et dans la presse "papier" et télé.
N'y-a-t-il pas, n'y aura-t-il pas une responsabilité dans ces "informations". Après tout, elles ont eu une grande influence sur un ensemble de phénomènes, et les présentations commerciales, les gages de notoriété, de compétences, de quasi accréditation, sont très éloignés des ressorts de l'information et sont plus de ceux de la publicité, mais dans ce qu'elle a d'excessif.
Autres acteurs dans ce déploiement de brouillards : ceux là même qui parlent de gouvernance, de chartes, de mondialisation, de CRM, et qui, en toutes occasions cherchent à se donner raison.
A occuper ce type de position:
  • sans loi anti trust, avec les faveurs de l'Europe,
  • bien entretenues, ne serait-ce que par lobbying,
  • avec pour appui le goût du "libéralisme", de la compétition, de la concurrence du plus grand nombre
  • ce goût récupéré pour alimenter leurs monopoles (et celui de leurs enfants ????!! à force de ne pas se poser de question on brûle ce pourquoi on fait),
  • en faisant porter les idées, rumeurs (comme les incertitudes des paiements sur Internet),, par des intermédiaires peu scrupuleux (à l'image des AFUL (association foncière urbaine
    libre) d'il y a une dizaine d'années)
  • etc ..
    autant assumer les responsabilités qui vont avec.


Bien doué celui qui peut tirer des enseignements sur les chiffres Internet. Il n'est pas rare que ceux qui donnent des chiffres, après enquête, énoncent des chiffres qui se contredisent par des aberrations non pas entre 2 enquêtes, mais entre 2 lignes qui se suivent. Et ca passe !!
Avec tout ça, bien peu encourageant, les visiteurs Internet sont de moins en moins nombreux. Le plus grand nombre est encore attentif à la fameuse 'facture' France télécoms.
Et ce ne sont pas les accès 100% gratuit, qui n'ont rien de 100%, pas plus que de gratuit, qui vont changer la chose.
Quand bien même la gratuité est-elle offerte, que le joyeux souscripteur se voit passer des heures à attendre l'accès à Internet. A ce tarif sans service, on peut faire du gratuit.
Et malgré cela, il y a des sites qui vous "offrent" des comparaisons d' offres ???!!!
C'est à se demander si la pub mensongère est désormais permise, leader en tête.
Sans compter les FAI qui font ce qu'ils veulent, offrent des débits pour le moins fluctuant, passant joyeusement de 56Ko à quelques Octets, qui "entretiennent leurs réseaux, avec coupure, bien évidemment sans prévenir .... Tout ca bien sûr, montre et démontre leur grand souci du "client" et leur goût pour le CRM.
Autre curiosité, sur laquelle il faudra aussi statuer : l'auto pub. Comme à la télé, où désormais, même les commentateurs sportifs se doivent d'aligner un quota de répétitions du nom des "sites wouébe" de la chaîne. On sent bien que dire "site wouébe' doit faire "mode" dans la jet set du "tout Paris",  mais l'auto pub devrait entrer dans les quotas de pub.
Les plus jeunes des visiteurs, les plus nombreux, vont cliquer sur leurs numéros favoris pour tenter de gagner le million. Bien sûr qu'ils cliquent sur la bannière -puisque c'est astucieuse incontournable pour valider le jeu-, que ca fait de la "fréquentation"; mais quant à les transformer en acheteur, c'est pas demain la veille. Et pourtant ils servent à "valoriser" l'entreprise.
Et les reportages "dynamiques" sur le gentil acheteur qui se voit livrer "dans les délais" le CD ou le livre qu'il a acheté, n'y changent pas grand chose.
Pas plus que ces chroniques 'Internet' qui ont toutes les qualités, sauf celle d'être informatives, et dont le seul but est de renvoyer sur le site de la chaîne pour "trouver" les adresses" histoire d'avoir de la fréquentation et de montrer le grand attrait !!??.

Les sites Internet découragent
les pratiques Internet depuis début 1999, sont particulièrement décourageants.
Il y a un "esprit" Internet. On a voulu le fuir, le contourner, le manipuler, le tromper. On a eu tord. Et ca n'est pas fini. Il semble que les valeurs, sur Internet, peuvent se manipuler, mais il est quasi impossible de les éteindre. Elles reviendront après s'être mises en hibernation.
Nota : ne pas croire que les valeurs d'internet se confondent avec celles du "social" d'ailleurs.
Celles d'internet sont vraies, en majorité.
Le travail des grands du commerce "américains", (dont on annoncera à grand fracas le retour/repli, comme on le fait pour leur arrivée), et les SSII de France : on a multiplié les sites, déposé des noms, pisté tout ce qui bougeait, copié sans vergogne ce qui pouvait l'être; il semble même que ca s'amplifie, sous des prétextes de benchmarking et autres CRM. Tout ca pour ratisser large et ramener à soi, en cumulant les hits, pages vues etc ....
Pour faire des inscrits, on promet une voiture par tirage au sort. Réussite assurée. Mais derrière ??!! Pas d'acheteurs. Par contre il y a "valorisation" parce que tout inscrit devient "membre". On se croirait dans certaines associations qui inscrivent comme membre toute personne en contact direct ou indirect, dans le but de montrer la "notoriété" par le nombre, synonyme de subventions.
Des quantités de sites sont quasiment à l'abandon: Ce grand opérateur de téléphonie mobile, à couverture mondiale, qui propose des nouveautés de septembre ...1999. Pas moins.
Cet autre, un concurrent de même acabit, qui a 2 ou 3 pages en français, le reste est tout en anglais.
Les deux nous font des communications quotidiennes, pub TV et tout, bien évidemment reprises par toutes les e-zines, sur le thème 'on ne pas vivre sans internet' , le B to B indispensable, le téléphone portable au lit etc ...!!.

Quantités de moteurs,y compris de grande notoriété semblent saturés ou dépassés. Il n'indexent plus rien, et renvoient sur des sites de 1 an en arrière. Quand les adresses sont toujours valides ! Ce qui veut dire qu'il y a un déchet qui commence à être majoritaire ... avec le temps perdu pour le constater et une remise en cause de l'utilité du "moteur indexeur" et des balises "revisit" ..

Quant à ceux qui découvrent "l'informatique avec l'ordinateur, le clavier, plus internet avec des browsers "bridés", des abonnements et des lignes RTC "vache à lait ... alors là ... !!! On peut prédire sans risques qu'ils vont laisser la poussière s'accumuler sur la chose...
Les start up
Leurs vocabulaires, les business angels, les vrais comme les faux, à la seule recherche de la culbute, et qui en France, hormis le report vers Internet des fonds disponibles, n'ont pas fait de miracle. A l'exception près; mais qui fait la une des journaux au point d'en faire une règle.
Des milliers y croient, transmettent leurs dossiers, ce qui fait des idées et des travaux gratuits pour quelques privilégiés.
Leurs dirigeants, qui ,à 30 ans, ont un parcours professionnel, ancien responsable de chez "machin", donc supérieurement au fait des choses, créateur de … etc …. Le tout sans la moindre vérification.
Le plus fort, c'est que ca marche, et donc que quelque part ils ont raison. Et si ca ne marche, ça sera la faute à voltaire, d'autant plus qu'ils ne seront pas seuls. !!!
Espérons qu'un jour, certains business plan viendront à la surface, seront publiés sur Internet; histoire de voir comme leurs superlatifs se sont traduits dans les chiffres, et comment certains ont été amenés à juger ceux-là en les soutenant; à comparer à ceux, les plus nombreux qu'ils ont "savamment refusés".
Quant au reste, les "start up n'ont rien inventées. Tout au plus ce sont-elles permises, par des temps favorables, d'adopter des mesures de "relations humaines" basées sur l'enthousiasme, avec un fond de sauce poujadiste, sans réelle construction structurelle et juridique. Mais pas de miracle, les fondamentaux restent sur Internet les mêmes qu'ailleurs.
Dans certaines directions, c'est presque dommage, car de nombreux fonctionnements vont passer aux oubliettes alors qu'ils auraient pu constituer des avancées en réponses à des besoins.
Mais les abus seront contre battus par les échecs et les excès inverses. Comme toujours. Et ca, ca reste et restera encore d'actualité ...
Quant aux échecs : on a vu les grands clercs venir à la gamelle des génie(s), des concepts, des business plan, porter des regards envieux, courir les rendez-vous de "l'homme en vue", et cela à longueur de colonnes, de communiqués et de communications diverses.
Les mêmes viennent aujourd'hui à la gamelle des échecs. Certains même en font des sites, et viennent juger l'histoire à posteriori, ce qui est autrement plus simple que de le faire à priori, et encore plus simple que d'en l'être l'acteur. Il est plus difficile de créer l'événement, que de le commenter, de le juger, ou de l'enseigner. C'est l'aventure du chef d'entreprise. (j'en ferai un dossier)
Internet n'est pas responsable. Pas plus que l'électricité en regard de la chaise électrique.
Même si certains méritent un peu de disparaître -après avoir dit eux-même que les autres disparaîtraient-, même si des bons, anonymes ou pas, n'ont pas démérité, et disparaissent, il faut bien se dire que c'est normal. Même si c'est peu facile à vivre.
Pour être e-manageur, encore faut-il être, avoir été, manageur ou ne pas oublier de le devenir. Tout découvrir en même temps est complexe. Ca se paye cher.
Quand à être un e-manageur d'une e-entreprise en e-difficulté, c'est encore un autre e-métier.
Il faut des décennies pour faire un secteur.
Internet ou pas Internet, il faudra aussi du temps.
Les prix des offres
Pour acheter sur Internet, comme ailleurs, ca devient un jeu de piste.
Marketing oblige, entre les caractéristiques des produits, les jeux de politique d'implantation, les références même des produits, avec leurs multiples variantes, marques, sous-marques, et leurs accessoires, il faut être de plus en plus expert pour comparer un produit, une offre.
Ca n'empêche pas les sites de comparaisons de comparer. Comparer quoi ? quand on va sur ces sites on n'a pas la réponse à cette question. Un seul fournisseur pour un tél mobile sur ce site.
Puis on va sur un site spécialisé en  mobile, qui propose des prix "discount", un autre avec le même produit, avec un prix plus élevé pour un achat en groupe, et enfin toujours pour le même produit, un prix 40% moins cher, sans abonnement et 70% moins cher avec abonnement.
Pourquoi ? c'est simple : parce que pour être comparé, il faut soit payer, soit être d'accord.
Alors ...!!?? malgré tout l'intérêt, faute de réflexions à l'origine ou de connaissances juridiques, style publicité comparative, le concept peut tomber aux oubliettes. En attendant la fréquentation va aller en diminuant avec le désintérêt que l'internaute vagabond va découvrir.
Après la comparaison "brute", il reste à voir ce qu'il y a dans et autour du produit. Et là, on a éteint l'ordi avant d'avoir fini, après avoir eu à l'esprit le compteur de FT qui tourne pour un résultat néant.
Pas de quoi encourager à recommencer. Au contraire.
Sans compter les fausses enchères, les fausses offres et autres deals, dont la compétitivité est assurée non pas par des économies d'échelles et une "intelligence" d'entreprise, mais par transfert des fonds des tours de table. A ce tarif, le plus mauvais des produits peut devenir intéressant.
En résumé, tout est fait pour alimenter les clics, les hits, les pages visitées et une valorisation qui ne s'est faite non pas sur des critères objectifs, mais sur des spéculations entendues.
Et ca, au moins, c'est visible depuis le début, (début 1999).
C'est visible et lisible.
Conclusions
Vendre sur Internet.
Oui, s'il y a des acheteurs.
Et pas seulement des consommateurs
Ca n'est pas pour tout de suite. Faute d'acheteurs et de vendeurs.
Vite il faut être sur Internet.
Oui peut être pour retenir un nom de domaine.
Pour le reste : "ne te dépêches pas .. nous sommes pressés."
Reste les exceptions, et/ou ceux qui sont prêts.
Il faut utiliser Internet.
Bonne pioche. Pour tout ce qui concerne les relations, internes, inter entreprises, Intranet, Extranet... avec des visée d'économies, de rapidité, d'adaptabilité, de travail de groupe et/ou en filière(s), en complémentarité. voir ...
Peut-on faire vivre une exploitation sur Internet.
Oui, mais pas pour la majorité des entreprises.
Dans l'entre-temps, les sociétés qui ont tout basé sur leur capital, les tours de table et l'exploitation Internet dépendront de la "remise au pot".
Et s'il n'y a pas remise, ça sera pas de pot. Et comme le dit un superbe (superbe au moment de sa création sur médiatisée), ça sera l'occasion d'apprendre, de découvrir des nouveautés, grâce au dépôt de bilan. !!??
Y a t-il des opportunités sur Internet.
Oui, mais pas plus, ni moins qu'ailleurs.
Peut-on vendre sur Internet ?
Oui.
Comment ?
Ha ça, je le garde.

OU SONT LES VENDEURS ?
Savez-vous vendre ?
Que vendriez-vous ?
Recherchez-vous un réseau ? De distributeurs, de grossistes, en France, régions, Europe, autres ... ?
Quelle est la politique de prix et conditions que vous avez mis en place ?
Disposez-vous d'un service Avant et Après ventes ?
Disposez-vous des moyens de présentions commerciales de vos productions ? papier, Internet, autres ?
Disposez-vous des moyens de présentions techniques de vos productions ? papier, Internet, autres ?
Prêts à être vendeurs où à le devenir ? = --> 

Le Manageap

Tout est simple. Rien n'est facile.
La différence  ?.....le savoir