Suivant les cas, il s'agit aussi de la réforme de
l'administration, réforme de la fonction publique ...
J'ai entendu beaucoup de choses venant d'avis autorisés, lus pas mal d'écrits. Sans
jamais comprendre vraiment ce que chacun voulait.
A chaque fois, avec les suggestions, avis des uns et des autres, je n'ai perçu ce qui
allait changer.
Je ne doute pas qu'il soit utile de repeindre les plafonds, de changer le mobilier,
d'investir dans des climatisations plus performantes, de remettre en 'valeur' les rôles
et fonctions par des augmentations d'effectifs ou leur redistributions, la
décentralisation parisienne au profit de celle des régions ....
Mais il me semble, si l'on veut commencer utilement, qu'il serait préférable de regarder
ce que veut le petit peuple'. A vrai dire, il serait étonnant, très, que les grands
plans, pour utiles qu'ils soient, constituent ce qu'il attend et entend par 'réforme de
l'administration'.
Alors il faut croire que nombreux sont ceux qui n'ont retenu que le titre 'il faut
réformer l'Etat' pour faire passer des messages de grands plans qui n'ont strictement
rien à voir avec les préoccupations de terrains.
Quelques exemples :- qui, quelle réforme, peut agir pour faire en sorte que cette
'fonctionnaire' du service du personnel de cette grande institution hospitalière, ne
renvoie pas ses 'collègues fonctionnaires' à 15 jours pour l'établissement d'une
attestation qu'elle pourrait établir, chrono en main, en moins de 3', tous gestes
confondus ? Et cela alors qu'elle a passé plus de temps à expliquer au demandeur toutes
les misères de sa fonction, du manque d'organisation, du sur travail qui fait que le
délai est minimum ... de 15 jours ?
- qui, quelle réforme, peut agir pour faire en sorte que l'on tienne compte des
situations et non pas obstinément et méchamment de la seule position de
l'administration. Et qu'un non fonctionnaire vienne à critiquer l'administration
(officiellement) et le voila en butte à milles tracasseries venant de tous lieus , comme
par hasard.
- qui, quelle réforme, peut agir pour faire en sorte que soit supprimé (commencer)
l'arbitraire connu de tous, et qui perdure pour des raisons obscures, alors qu'il est
connu en interne. Pourquoi chacun, de tous bords, de toutes fonctions, laisse-t-il faire ?
quand il n'y a pas participation et aggravations
- qui, quelle réforme, peut agir pour faire en sorte que les armées de services
sociaux (eux aussi en sous effectif) aillent 'au devant des besoins'. Il y a des
quantités de personnes dans le besoin, isolées, qui ne reçoivent aucun support, et qui
ne crient pas en toutes occasions.
- qui, quelle réforme, peut agir pour faire en sorte que les administrations qui
organisent le travail noir, et qui, dans le même temps, poursuivent sous de faux
prétextes avec ce motif, connaissent les informations que tout le petit peuple connaît ?
Et qui peut faire en sorte que ce tour de force d'ignorance cesse ?
Sur on applique, à la louche ce que l'on sait aux 5 millions de fonctionnaires: ça
devrait avoisiner quelques 300.000 à 500.000 emplois.
- qui, quelle réforme, peut agir pour faire en sorte que que les milles tracasseries
quotidiennes, inutiles et pesantes, cessent ? Relancer des handicapés (réellement
handicapés, car il y en a des quantités de faux), pour qu'ils fournissent, chaque année
des 'preuves' pour des handicaps lourds, après avoir 'suspendu' les allocations, est
quelque part ignoble.
- qui, quelle réforme, peut agir pour faire en sorte pour que les bourses ne soient
pas délivrées plusieurs mois après la rentrées ?
- qui, quelle réforme, peut agir pour faire en sorte que certains services ne soient
pas complices entre eux pour appliquer ce qui est contraire à l'administré et voulu par
un 'organisme' : solidarité aveugle entre les services dit 'administratifs' et petits
services entre 'collègues' .
- qui, quelle réforme, peut agir pour faire en sorte pour que les services répondent
au téléphone ? (Et chose extra ordinaire, aujourd'hui, c'est récent, cela touche aussi
les services d'urgence de nuit !!!! )
- qui, quelle réforme, peut agir pour faire en sorte que certains avantages acquis,
qui dépassent largement le cadre 'd'avantage', soient remis en cause : exemple : les
professeurs d'universités, agrégés, qui avec 7 heures de cours gagnent des sommes
astronomiques auxquelles s'ajoutent les 'recherches', les cabinets personnels et les
services, auxquelles il faut rajouter les expérimentations pour les laboratoires et
autres 'formations' dispensées aux collègues et financées par les mêmes laboratoires
...
- qui, quelle réforme, peut agir pour faire en sorte pour que certains fonctionnaires
n'aient pas de rémunérations aux pourcentages. Les sources d'abus sont nombreuses, y
compris par les subordonnés soucieux de la rémunération du grand patron et par là de
leur notation et évolution de carrière.
Bon et puis on arrête là; les exemples peuvent se décliner par milliers.
Ce sont des détails, mais si je mets mon habit de 'manageur appliqué', je me dis, parmi
une foule de réflexions que soulèvent ces détails, qu'il n'y a personne pour
contrôler, personne pour demander des comptes, personne pour rectifier, personne pour
sanctionner .....
Autrement dit, pas de chef, ou plus précisément, car il y a en fait des 'petits chefs',
pas de responsables, pas de hiérarchie.
- qui, quelle réforme, peut agir pour faire en sorte pour qu'il y ait des responsables.
C''est-à-dire pour supprimer les fonctionnements en réseaux, tenus par moins de 20% des
effectifs ?
Le reste, 80%, subit (mais ne font pas grand chose contre...). Comme les administrés.
On comprend mieux pourquoi lorsque le thème de la 'réforme de l'Etat' est abordé, il
s'agit toujours des grands plans généraux.
Au fait : arrêtons de parler de réforme... préférons le terme de mutation. Pas
besoin de réformer pour évoluer ou s'adapter. Prenons le temps, mais avec un
échéancier, un plan. Qui prendrait en compte les éléments cachés ou réservés, comme
ceux relatifs à l'Europe.
Et puis, ceux qui en savent le plus sur ce qu'il faut supprimer, faire et ne pas faire, ce
sont d'abord les interressés; avec quelques méthodes, en
restant, s'ancrant au niveau du terrain, ce sont les premiers qui pourraient intervenir
avec la plus grande efficacité (à la condition de ne pas se noyer dans des procédures
'administratives'). |